Pina Bausch

Nouvelles du 23 avril

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Réveil amer ce matin. Je n’ai pas l’habitude de parler politique sur ce blog, mais le score du Front National me fait froid dans le dos. Mélange d’incompréhension et de dégoût, je suis profondément choquée que les mots qui sortent de la bouche de ce parti puissent séduire 20% de mes « cons-citoyens ». Alors je me rassure comme je peux, en regardant le score de Paris où le FN a fait (et c’est déjà trop pour moi) 6, 2%. Je regarde aussi les résultats de la Martinique, île dont je suis originaire, où, là aussi, le refus du racisme et autres valeurs d’intolérance ont été rejetées, et ce malgré les difficultés que rencontrent les Antillais. Alors ce matin, malgré mes espoirs, je suis amère et assez triste. Le reste, je ne le commenterai pas ici. Ceux qui me connaissent IRL savent bien vite qu’elles sont mes opinions.

La semaine dernière avait pourtant bien commencé. Des expos, des répétitions, du
cinéma
, j’ai fini ma semaine en allant voir l’exposition sur Léonard de Vinci, La sainte Anne, au Musée du Louvre. L’exposition retrace le parcours qu’a fait Léonard
de Vinci pour parvenir à son chef d’oeuvre. On commence donc par des oeuvres qui ont pu influencer Léonard de Vinci, des représentations de Sainte Anne. On continue avec de très beaux dessins du maître, la plupart réalisés avec de la pierre noire. Du travail préparatoire, des dessins d’enfants pour Jésus, d’agneau, ceux à la sanguine me plaisent tout particulièrement. Un attire tout particulièrement mon attention c’est un petit portrait du visage de Sainte Anne, fait à la pierre noire, au lavis et à la sanguine. On dirait de la dentelle, c’est très délicat, la peau semble douce, le visage est serein, chaque détail est fabuleusement dessiné. S’ensuivent les copies des étudiants du tableau, qui sont loin, bien loin du chef d’oeuvre qui se trouve au bout de la salle. C’est ce tableau qui attire votre oeil, par les finesses des traits, par des couleurs ravivées. C’est impressionnant de voir le travail des restaurateurs, en comparaison avec la photo prise avant cette longue entreprise. Petite balade après dans le Louvre pour voir les autres Léonard, oublions très vite La Joconde, étouffée sous les flashs des touristes. On voit que beaucoup d’oeuvres mériteraient surtout elles aussi un petit coup de jeune.

Vendredi je suis allée voir la générale de Manon, et grâce à ma petite fée, j’ai eu une place de choix. Merci aussi à l’Aropienne qui m’a donnée sa place, je ne manquerai pas de lui en trouver une pour La Fille mal gardée. Jolie soirée, sur laquelle je reviendrai plus tard. Samedi première de Manon, Clairemarie Osta et Nicolas Le Riche m’ont complètement bouleversée. Petit repas sympathique ensuite en compagnie de Joël, Blog à petit pas, et Klari, que j’ai enfin rencontrée.

Cette semaine, je vais découvrir Isabelle Ciaravola et Mathieu Ganio dans L’histoire de Manon, aller au cinéma. My Week with Marylin me tente beaucoup, ainsi que L’enfant d’en haut et L’amour et rien d’autre. Côté expo, j’irai bien revoir Matisse, que j’avais vu à l’inauguration, voir Cima au Musée du Luxembourg, en essayant d’y traîner Y***.

  • Les sorties de la semaine

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Vendredi le public de la générale était déchaîné. Standing ovation. Samedi, Osta et Le Riche ont donné un très beau spectacle. Si les costumes et les décors ne me plaisent toujours pas, la chorégraphie est en revanche finement écrite. Choquante souvent, elle reflète avec intelligence le texte de Prévost.

Site officiel de L’Opéra de Paris

Presse sur L’Histoire de Manon

Le Figaro Les adieux de Clairemarie Osta et le retour de Manon

Un sujet vidéo sur TF1

Ce lundi 23/04, Clairemarie Osta et Nicolas Le Riche sont les invités de la matinale de France Musiques. En vidéo, c’est target= »_blank »>par là.

Toute la culture Clairemarie Osta fait ses adieux dans Manon

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1980 ein Stück von Pina Bausch

Voilà un chef d’oeuvre qu’il ne fallait pas manquer. Merci donc à Musica Sola pour la place. Dimanche je file donc voir Pina ! Plus proche du théâtre que de la danse, Pina explore de nouveau dans cette pièce les jeux de l’amour, des rencontres, les rapports de force.

Site officiel du Théâtre de la Ville

Presse sur 1980 Ein Stück von Pina Bausch

MK2 Trois couleurs « Une carte du tendre éparpillée »

Le Nouvel Observateur « Des silhouettes lasses de gens qui ne s’aiment guère »

Les Echos Pina après Pina, entracte

Culture Box Des danseurs sans entraves

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Au CND, on peut découvrir un nouveau Sacre du Printemps. David Wampach a choisi de voir l’oeuvre sous cet angle : « Dans l’argument du Sacre du printemps, je retiens, bien entendu, le sacrifice, mais je m’attacherai surtout au sens même du mot “sacre”, à cette cérémonie religieuse conférant au souverain un caractère divin : ce passage du commun au sacré. »

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Pour rire un peu entre ces deux tours de présidentielles, allez donc faire un tour au Théâtre du Rond Point, pour voir Super Rebelle. J’y vais le 2 mai personnellement. Ou bien plus musical, Que ma joie demeure ! d’Alexandre Astier.

  • Les chaussons de la semaine

 

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Ahhh c’est laid ! Nike veut se lancer dans les pointes, du moins les pointes d’entraînement. Nike veut vendre ce modèle avec l’argument qu’elles seront plus résistantes que des pointes traditionnelles et nécessiteront moins d’entretien pour les faire durer (vernis, broderies). Je reste très perplexe… J’aime bien mes vieilles pointes, pleines de vernis et brodées. J’attends de voir en vrai…

  • En vrac

Gala d’étoiles se produira dans les Casinos Barrière à Lille le 19 mai, à Bordeaux le 2 juin, à Toulouse le 3 juin.

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Retour sur La Bayadère chez Resmusica et c’est loin d’être tendre.

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Encore un article pro politique de Nicolas Joël dans Les Echos…

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Nouveau blog culturel sur la toile PARI/culture/S. De la danse, du théâtre, de l’art…

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Pendant ce temps là, à Bordeaux, la régisseuse détourne des fonds.

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A lire, trois questions à Hervé Moreau et Aurélie Dupont sur leur travail avec Sasha Waltz.

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Pour voir Les ballets de Monte-Carlo sur Arte Live Web, c’est par ici.

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  • Bonus vidéo

Osipova pas très musicale dans une série de fouettés au Mikhailovsky…

 

Orphée & Eurydice avec Nicolas Paul et Alice Renavand

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Quelle grande joie de voir Orphée et Eurydice pour la deuxième fois mardi soir. Dans ma deuxième loge de face, je suis entourée par une famille de touristes américains. Sympathiques mais ignorant le mythe d’Orphée, cela nous donne une occasion de discuter un peu avant le spectacle. Garnier, c’est aussi mieux que Bastille pour cela. Les loges sont un lieu d’échange souvent intéressant.

Pour la deuxième fois, j’ai passé un moment délicieux devant cet opéra-ballet. Je pense même avoir préféré cette distribution, car je l’ai trouvée plus équilibrée. Dans la première
(MAG/Paul/Zusperreguy), Marie-Agnès Gillot s’imposait tellement avec une interprétation si juste, qu’on en oubliait son partenaire, trop introverti à mon goût.

Ce soir-là, j’en ai encore pris plein les yeux. Au premier tableau, DEUIL, les danses de groupe sont tout ce qu’il y a de plus beau. Les prières et les lamentations des
pleureuses puisent leur énergie dans le sol, ce qui rend les mouvements très intenses. Ainsi, allongés sur le sol, les corps s’élèvent par une force qui semble venir du plus profond de leurs entrailles, aidés par le sol. Les danseurs sont habités par les chants du coeur, comme si des voix intérieures les guidaient. Les corps viennent se réfugier contre le mur blanc, la tête penchée vers le sol. C’est quelque chose qu’on retrouve beaucoup dans Café Müller, notamment. D’entrée, Nicolas Paul est un Orphée qui retient beaucoup mon attention.Il choisit de danser avec beaucoup de nuances. Il passe par plusieurs émotions, ce que je trouve très cohérent avec le chant qui l’accompagne. entre désespoir, colère et profonde tristesse, l’Orphée de Nicolas Paul prend une couleur intéressante. Je m’enthousiasme aussi beaucoup pour ce décor sobre et élégant. L’alliance du plexiglas avec les feuillages morts se marie à merveille avec les mousselines noires des robes. On voit déjà dans ce ballet, le goût de Pina pour les robes longues qui mettent en
valeur la féminité des danseuses.

L’amour apparaît sous les traits de Charlotte Ranson, qui vient apporter beaucoup de lumière à ce tableau. elle incarne l’idée qu’on peut se faire de l’amour à la perfection. Jeunesse, beauté, une danse aérienne et pleine d’espoir mènent Orphée vers la porte des Enfers avec une confiance renouvelée. Là encore Nicolas Paul montre une danse qui s’affirme, différente de celle du deuil, au début du tableau, plus triste.

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L’entrée dans les Enfers ne se fait pas sans VIOLENCE. Face à Cerbère, Orphée va devoir faire preuve de douceur.  Vincent Chaillet est la tête de ce chien qui s’impose le
plus. Il danse avec une énergie et une violence rare. Ses sauts écarts seconde se suspendent tellement, dans cet espace au plafond pourtant bas. Les trois danseurs à l’allure de bouchers sanguinaires tranchent par leurs mouvements avec les furies. Ces femmes vêtues de blanc, aveugles, reliées à des fils, comme pour ne pas se perdre, telles Ariane, traversent l’espace dans des courses qui s’arrêtent brusquement. Certaines tiennent des objets, d’autres dansent seules avec une douceur mélancolique. Quand Orphée passe la porte des Enfers, c’est avec de l’appréhension qu’il entre parmi ces personnages qui l’entourent. Elles s’approchent de lui, découvrant ce nouveau personnage, qui ne leur ressemble pas et à la danse si douce. Les bras d’Orphée sont plein de courbes, ils dessinent des vagues dans l’espace. Tout est très structuré dans ce décor, les chaises hautes, les fils des furies qui forment un quadrillage, le mur à jardin, le plafond très bas et, au milieu, danse cet être, plein de poésie.

Arrivé au plus profond des Enfers, Orphée va d’abord observer. On découvre un havre de PAIX, dans lequel dansent des créatures lentement. On retrouve une chorégraphie de groupe où les danseuses sont très proches, comme souvent dans le Sacre du Printemps. Puis, une danseuse s’échappe, on remarquera alors Ludmila Pagliero, absolument admirable. Les cercles se forment, réunissant les individus, montrant la force d’un groupe. On sent encore l’engagement du ballet dans cette oeuvre. C’est avec une autre âme qu’ils dansent cette pièce. Alice Renavand danse avec un engagement intense. Elle montre le dilemme d’Eurydice, arrivée enfin dans un repos, mais qui à la vue d’Orphée, renoue avec la passion qui l’habite. Ses bras s’ouvrent puis s’emmêlent. Je suis complètement absorbée par la proposition d’Alice Renavand. Elle rayonne dans ce rôle et on peut dire que le pari est réussi. La musique qui l’accompagne compte aussi beaucoup,
comme dans tout le ballet. On approche quelque chose de sublime dans ce troisième tableau. Tout est réuni, c’est un spectacle total, dont la danse est le langage visible.

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Sortir des Enfers est une opération périlleuse pour un couple qui n’a pas le droit à une regard. C’est chorégraphié avec une certaine minutie, les chanteuses étant très impliquées dans cette partie. Le couple Renavand/Paul  est bien accordé, elle suppliant Orphée d’une preuve d’amour, lui portant déjà la tragédie en lui. La MORT d’Eurydice est une des plus beaux moments de danse qui soit donné à voir. Si Marie-Agnès Gillot reste une Eurydice incroyable, Alice Renavand s’en sort avec une interprétation différente qui ne m’a pas déplu. Peut être plus intime sans doute, plus timide. J’ai adoré l’Orphée de Nicolas Paul, car je pense qu’il s’est vraiment approché de ce que doit être Orphée. Un héros, à la musique (et la danse) enchanteresse, dont l’amour pour Eurydice est indéfectible.

La scène finale qui fait revenir le groupe, habillé de noir, a un côté très solennel, marqué tout de même avec une certaine douceur. On ne peut pas échapper à la mort, même avec tout l’amour du monde. Pina Bausch montre malgré tout que l’amour est une forme d’espoir et d’espérance.

A lire, Danses avec la plume, Joël Riou, Palpatine, Mimy la Souris

Merci mille fois à JMC pour la place.

  • Distribution du 14 février 2012

 

Orphée Nicolas Paul
Eurydice Alice Renavand
L’Amour Charlotte Ranson

 

Maria Riccarda Wesseling Orphée
Yun Jung Choi
Eurydice
Zoe Nicolaidou L’Amour

 

Christoph Willibald Gluck Musique
Pina Bausch Chorégraphie et mise en scène
Rolf Borzik Décors, costumes et lumières

 

Répétition générale Orphée et Eurydice

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@ Laurent Phillipe, 2005

 

J’ai découvert la danse contemporaine par Pina Bausch, en 1997. Je venais tout juste de commencer les cours de danse contemporaine, et je n’avais pas vraiment d’idées de ce que cela pouvait être
en scène. J’ai vu Le Sacre et ce fut un choc. J’ai ensuite découvert le reste du travail de Pina au Théâtre de la Ville, en vidéo beaucoup à la médiathèque du CND, sur youtube, au cinéma de
Beaubourg et aussi dans les livres, nombreux, sur Pina Bausch. Quand Orphée et Eurydice avait été donné en 2008, je n’avais pas pu le revoir (2005, c’est donc un lointain souvenir). Je
travaillais outre-manche et j’avais du revendre mes places d’abonnement. Il y a des ballets qu’on ne veut pas manquer. Orphée et Eurydice c’est un chef d’oeuvre, une pièce monumentale,
qui vous prend à la gorge du début à la fin. C’est très beau, voilà tout.

 

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© Agathe Poupeney – PhotoScene.fr

 

Hier soir, je suis donc allée à la répétition générale grâce à D*** que je remercie encore mille fois pour la place et la loge (38 de face, juste parfait). Ce ballet est un chemin, une traversée
dans l’univers de Pina, comme si Gluck avait écrit la musique pour elle, pour qu’elle puisse y mettre tous ces merveilleux pas de danse, tous ces mouvements qui vous transportent. La pièce est
découpée en quatre parties, qui suivent la partition de Gluck. Côté chant, j’ai été emmenée par ces voix. A Garnier, le chant c’est quand même magique. Les voix entrent dans les loges et vous
touchent directement au coeur.

 

« Oh wenn in diesen dunklen Hainen, Euridike,

noch ein dein Schatten um dein ödes GRabmal schwebt,

ach, so häre diese Klagen, sieh die Tränen,

Sieh die Tränen, die wir trauernd vergiessen für dich ! « 

 

Le premier tableau est celui du deuil. On voit Eurydice perchée, toute de blanc vêtue, morte. Pour le décor, quelques feuillages et branches mortes. On retrouve dès le début de
ce ballet les problématiques de Pina Bausch. Comment vivre sans l’être aimé ? On voit se dessiner un langage qu’on peut retrouver dans Café Müller. Les corps qui se déplacent tels des morts, ou
des somnambules, marquent l’assourdissement que provoque la mort. Orphée incarné ce soir par Stéphane Bullion, semble un peu renfermé. Si il montre une souffrance, elle est très intérieure et
intime. Il ne regarde jamais Eurydice, comme si la mort était une vérité qu’on ne peut regarder en face. C’est une complainte qu’Orphée donne à voir. La danse semble si naturelle, comme si
souvent chez Pina Bausch, parce qu’on ne peut pas tricher avec l’amour. De même que la musique, sa partition chorégraphique est fragile. Les chanteurs sont sur scène avec les danseurs pour être
les doubles, les âmes des danseurs. C’est un procédé que Pina Bausch a aussi utilisé dans Iphigénie en Tauride. Cela fonctionne très bien par ailleurs. Cela donne du relief, sans être un
simple ornement. Dès cette première partie, le corps de ballet est très investi et on sent une forte connection entre tous les danseurs. Muriel Zusperreguy est parfaite dans son rôle de l’amour.
La douceur de sa danse convainc Orphée de tenter sa chance aux enfers.

 

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© Agathe Poupeney – PhotoScene.fr

 

« Meine Bitten, meine Klagen hätten längst euch mild gerührt,

Ja, habt Mitlaid für mein Leid, der verlassnen Liebe Schmerz. »

 

Le deuxième tableau de la violence est très fort. Cerbère est représenté par trois danseurs et j’adore leur façon de parcourir l’espace dans ces grands pliés à la seconde. Ils se
déploient et dominent de deuxième mouvement. C’est face à ce monstre, qu’Orphée doit s’imposer pour passer la porte des enfers. La danse des Furies rappellent le désespoir d’Orphée tout en
faisant ressortir sa peine. Le décor est bas, fini, plongeant déjà Orphée dans les Enfers. Stéphane Bullion paraissait plus à l’aise dans ce tableau, le contraste avec la puissance des Cerbères
étant plus marquant, il signait un Orphée plus doux et désespéré. En tous les cas, ce sont bien ces trois merveilleux danseurs (Chaillet, Houette et Cordier) qui tiennent cette partie avec un
regard intense qui les lie à la fois entre eux, mais aussi avec le public, de façon très intense, presque intimidante.

 

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© Agathe Poupeney – PhotoScene.fr

 

 

« Aus dem Reich beglückter Schatten

komm zurück zu deinem Gatten,

lass ihn deines Blicks sich freu’n. »

 

Le troisième tableau de la Paix, s’ouvre sur un décor très sombre et bucolique. Orphée retrouve son Eurydice qui semble apaisée. Orphée arrive en effet dans un univers serein,
très différent de l’ambiance différente. CE tableau donne une note d’espoir pour l’avenir des deux amants. C’est un moment très agréable dans le ballet. Les corps semblent flotter. Les danses de
groupe sont superbes. Marie Agnès Gillot danse et là, le fossé se creuse avec son partenaire. C’est la troisième fois qu’elle danse le rôle, elle est Eurydice. Elle vit ce rôle dans tout son
corps et livre une danse qui vous fait frissonner. On la sent au dessus de tous les autres, comme une âme isolée qui à son tour chante et danse. On aurait presque envie qu’elle reste là. Orphée
la prend par la main et ils vont commencer leur sortie des enfers.

 

« Ach , ich habe sir verloren, all mein Glück ist nun dahin !

Wär, o wär ich nie geboren, weh, dass ich auf

Erden bin,

weh, dass ich auf Erden bin.

Eurydike, Eurydike ! « 

 

Pour terminer, la mort. Le décor est fait avec des pans de murs blancs. Au sol, quelques feuilles mortes. Eurydice suit Orphée, ils dansent sans jamais se regarder. Je n’ai pas
trouvé Stéphane Bullion à la hauteur de Marie Agnès Gillot. Techniquement toujours impeccable, il me semble qu’il n’est pas assez dans cette émotion qui doit être mêlée d’angoisse et d’espoir.
C’était une générale, il faut aussi en tenir compte. Eurydice le presse, elle veut une preuve d’amour. On le voit dans sa danse et dans le regard que MAG porte sur son partenaire. Orphée accepte
de lui donner ce regard et elle meurt. Le fameux « Ach ich habe sie verloren », est le moment le plus émouvant du ballet. Les corps des danseurs et des chanteurs se mêlent. Les voix s’éteignent,
les corps des danseurs aussi. On assiste à une mort bouleversante, qui m’a donné plein de frissons. Le ballet se termine sur une danse de deuil, où l’on emporte le corps d’Orphée. Magnifique…

 

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© Agathe Poupeney – PhotoScene.fr

 

Sortie du Palais Garnier sous des flocons de neige. Un autre instant de magie.

 

A voir les photos de Syltren. A lire les chroniques de Blog à petit pas, et
Danses avec la plume.

A lire dans la presse : Le figaro, Le financial Times, Huffington Post,

Jusqu’au 31 mai, il y a une exposition de photos sur Pina à l’Hotel Galerie Le Marceau-Bastille, à Paris.

  • Distribution du 3 février 2012

 

Orphée Stéphane Bullion
Eurydice Marie-Agnes Gillot
L’Amour Muriel Zusperreguy

Cerbère                                        
Aurélien Houette, Vincent Chaillet, Vincent Cordier

 

Thomas Hengelbrock (11, 15, 16 févr.) Direction musicale
Manlio Benzi (4, 6, 8, 9, 12, 14 févr.) Direction musicale

Maria Riccarda Wesseling Orphée
Yun Jung Choi
Eurydice
Zoe Nicolaidou L’Amour

 

Christoph Willibald Gluck Musique
Pina Bausch Chorégraphie et mise en scène
Rolf Borzik Décors, costumes et lumières

 

  • Extrait vidéo

 

 

 

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Répétition générale Orphée et Eurydice:

@ Laurent Phillipe, 2005

 

J’ai découvert la danse contemporain …

Nouvelles de la semaine du 4 juillet

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L’anatomie de la sensation Wayne Mc Gregor ©Agathe Poupeney /PhotoScene.fr

Ouf le petit rat est en vacances et va enfin pouvoir rattraper son retard d’écriture. Au mois de juin, vous l’avez sans doute constaté je n’ai pas été très productive. Mes chroniques sont écrites mais dans mes jolis petits carnets et il faut donc que je les tape. Cette semaine, il va y avoir une pluie d’articles! Comptes rendus des répétitions des Enfants du Paradis, conférence avec Wayne Mac Gregor, compte rendus de la première des Enfants du Paradis, de la première de L’anatomie de la Sensation, mes lectures, bref il y a du boulot !

  • La sortie ballet de la semaine : Les étés de la danse au Châtelet

Cette année c’est le Miami City Ballet qui vient avec un programme très américain et très alléchant. Pour le moment je vais à la générale demain soir et à la première mercredi. 17
représentations, 17 programmes. A vous de piocher et de vous régaler.

Mercredi 6 juillet
à 20h
Soirée d’ouverture
en hommage
à George Balanchine
et Jerome Robbins
Symphony in Three Movements
(Balanchine-Stravinsky
Afternoon of a Faun
(Robbins-Debussy
Tarantella
 (Balanchine-Gottschalk
Ballet Imperial
 (Balanchine-Tchaikovski)
Jeudi 7 juillet
à 20h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi
La Valse
 (Balanchine – Ravel
In the Upper Room
 (Tharp – Glass)
Vendredi 8 juillet
à 12h
Cours en public
Vendredi 8 juillet
à 20h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi
La Valse
 (Balanchine-Ravel)
Symphony in Three Movements
(Balanchine-Stravinsky)
Samedi 9 juillet
à 15h
Symphony in Three Movements
(Balanchine-Stravinsky
Afternoon of a Faun

(Robbins-Debussy
Liturgy 
(Wheeldon-Pärt
Ballet Imperial
 (Balanchine-Tchaikovski)
Samedi 9 juillet
à 20h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi)
The Four Temperaments/Les Quatre Tempéraments
(Balanchine-Hindemith
In the Upper
 Room (Tharp-Glass)
Dimanche 10 juillet
à partir de 12h
Projection de films 

Mardi 12 juillet
à 20h
The Four Temperaments/Les Quatre Tempéraments
(Balanchine-Hindemith
Promethean Fire 
(Taylor-Bach
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski)
Mercredi 13 juillet
à 20h
The Four Temperaments/Les Quatre Tempéraments (Balanchine-Hindemith)
La Valse (Balanchine-Ravel)
Western Symphony (Balanchine-Kay)
Jeudi 14 juillet
à 20h
La Valse (Balanchine-Ravel)
In the Night (Robbins-Chopin
Symphony in Three Movements
(Balanchine-Stravinsky)
Vendredi 15 juillet
à 12h
Cours en public
Vendredi 15 juillet
à 20h
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski
Promethean Fire 
(Taylor-Bach
Nine Sinatra Songs
(Tharp-Arlen/Mercer/Cahn)
Samedi 16 juillet
à 15h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi
In the Night
 (Robbins-Chopin
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski)
Samedi 16 juillet
à 20h
The Four Temperaments/Les Quatre Tempéraments (Balanchine-Hindemith)
Promethean Fire (Taylor-Bach
Western Symphony
 (Balanchine-Kay)
Dimanche 17 juillet
à partir de 12h
Projection de films
Mardi 19 juillet
à 20h
Nine Sinatra Songs
(Tharp-Arlen/Mercer/Cahn
Afternoon of a Faun
 (Robbins-Debussy)
Liturgy (Wheeldon-Pärt)
Ballet Imperial (Balanchine-Tchaikovski)
Mercredi 20 juillet
à 20h
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski
Promethean Fire
 (Taylor-Bach
Nine Sinatra Songs
(Tharp-Arlen/Mercer/Cahn)
Jeudi 21 juillet
à 20h
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski)
In the Night (Robbins-Chopin)
In the Upper Room (Tharp-Glass)
Vendredi 22 juillet
à 12h
Cours en public
Vendredi 22 juillet
à 20h
Western Symphony (Balanchine-Kay
In the Night
 (Robbins-Chopin
In the Upper Room
 (Tharp-Glass)
Samedi 23 juillet
à 15h
Western Symphony (Balanchine-Kay
Afternoon of a Faun

(Robbins-Debussy
Liturgy
 (Wheeldon-Pärt
Nine Sinatra Songs
(Tharp-Arlen/Mercer/Cahn)
Samedi 23 juillet
à 20h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi) 
Afternoon of a Faun

(Robbins-Debussy
Liturgy
 (Wheeldon-Pärt
Ballet Imperial
 (Balanchine-Tchaikovski)

 

Plus d’infos pour les réservations et autres, suivez le lien

A noter aussi, les étés de la danse se poursuivent en septembre avec la venue de Baryshnikov pour une pièce In Paris. Je vous en reparlerai d’ici là.

A suivre aussi le blog de la compagnie, très sympa, vivant et très agréable à lire.

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  • Le dilemne ciné de la semaine : Pina ou Balanchine??

Lundi 4 juillet, 2 projections, toutes les deux intéressantes. D’un côté Pina Bausch au Théâtre de la Ville. A 20h30 sera projeté son film La Plainte de l’Impératrice, seul film réalisé par la chorégraphe. Film rare, très difficile à se procurer, c’est l’occasion ou jamais. Pour réserver (tarif 10€), téléphonez au 01.42.74.22.77.

De l’autre côté soirée Balanchine à la cinémathèque de la danse. Balanchine in Paris est un film réalisé par Dominique Delouche sur le travail de Mister B. En plein dans le sujet des
étés de la danse…

Que faire? Je crois que je vais pencher pour la cinémathèque, je boude toujours le Théâtre de la Ville.

  • La presse de la semaine

Danse magazine numéro de juillet

Danse fait sa couv’ avec la superbe Isabelle Ciaravola qui éblouit tous les spectateurs dans Les Enfants du Paradis. La danseuse étoile est ici dans un rôle taillé sur mesure qui met en valeur ses qualités techniques et son grand talent d’interprétation. C’est la Garance la plus convaincante que j’ai vue. A lire dans Danse, un article sur Isabelle Ciaravola, sur le Onegin au Royal Ballet, un portrait de Stéphanie Romberg, les comptes rendus de Rain, de Jewels par le ballet de la Scala et bien d’autres.

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Danser fait un numéro double juillet-août avec en couverture les danseurs du Miami City Ballet. A l’intérieur, un super dossier Danse et amour, très bien fait, je l’ai lu samedi
sur le chemin de mon cours de danse. Plein d’article sur les couples de danse, la sensualité des corps, le sexe dans la danse, la pantomime de l’amour. Un grand article sur Mac Gregor à lire aussi, si vous appréciez le travail du chorégraphe en ce moment à Paris. Et bien sûr la venue du Miami City Ballet avec un programme plus qu’alléchant !

  • Le concours de la semaine : entrer à l’Opéra de Paris

Le concours interne est passé et les heureux élus sont :

Laura Bachman

Mathieu Contat

Germain Louvet

Hugo Marchand

Jérémy Loup-Quer

Pour l’externe, j’avais une grosse pensée pour Victoire Debay, qui n’a pas été récompensée de son travail, j’espère qu’elle repassera l’an prochain. Les résultats sont :

Caroline Osmon

Maxime Thomas

Bravo à toutes celles et ceux qui ont réussi !

  • Le bonus vidéo de la semaine : encore du Balanchine !

Les quatre Tempéraments sont une des premières pièces que j’ai découvertes de Mister B. et j’avais été complètement conquise par le style épuré, black and white, du
chorégraphe. Les lignes du ballet sont superbes, dans un langage simple et d’une beauté sans égale.

Nouvelles de la semaine du 20 juin

Copyright Deyan Parouchev @digitall

© Deyan Parouchev

Suite de la série Sarah Kora Dayanova/Allister Madin par Deyan Parouchev. Pas mal non? qu’en pensez-vous? Le photographe a fait aussi de très belles photos sur les toits de Paris, vous devrez attendre un peu avant que je vous montre.

  • La sortie de la semaine : Pina Bausch au Théâtre de la Ville

Chers lecteurs, je vous aime beaucoup, mais si vous avez une place pour Pina Bausch, je vous déteste. Oui je vous l’accorde c’est très enfantin, mais j’ai mes raisons. Pina Bausch fut la première chorégraphe contemporaine que j’ai découvert et c’est cela qui m’a fait aimer la danse contemporaine. J’ai vu le Sacre en premier, puis j’ai découvert la suite. Café Müller m’a toujours marquée, j’ai une sorte d’attraction/répulsion pour cette pièce, dans laquelle je découvre et apprends toujours quelque chose et qui me met en même temps si mal à l’aise. J’aime les œuvres qui me bousculent. Pina Bausch savait passer d’une émotion à une autre avec talent, parfois en douceur, parfois avec brutalité. Ainsi dans Sweet Mambo, on passait des caresses, à l’oppression, le tout dans une danse si liée, si délicate qu’elle vous emportait dans une longue histoire. Le jour d’ouverture des réservations j’ai appelé 153 fois le Théâtre de la ville (oui, oui j’ai des excès de folie), Joël a gentiment proposé de s’y rendre pour Fab et moi, mais rien à faire, si vous n’êtes pas abonné, et bien vous n’êtes pas abonné. Joël est reparti bredouille, j’ai arrêté d’appeler, vexée. En résumé, il faut s’abonner au théâtre de la ville sachant que si vous ne l’êtes pas déjà, il faut attendre que les anciens le fassent, puis vous passez après. Bref, je ne comprends pas leur système, et eux qui se gargarisent d’avoir un public hétérogène…

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Parlons un peu de la pièce, « …Como el musguitoen la piedra, ay, si, si, si… » est une création de 2009, la dernière création de Pina Bausch. Côté chorégraphie, beaucoup d’éléments
sont repris d’autres pièces, comme Vollmond,  Sweet Mambo, Bambo blues. Il y a la joie de ces ballets, avec la violence qu’il peut cohabiter. Je pense à cette ceinture par laquelle
est attachée une jeune fille. On retrouve aussi l’inspiration d’ailleurs. Ces dernières années, Pina Bausch voyageait et s’inspirait, se nourrissait des cultures d’ailleurs. Agua
(Brésil) et bien sûr Néfés (Turquie), sont pour moi les plus belles réussites de ces voyages. Ce dernier voyage s’inspire des odeurs, et saveurs du Chili. Et toujours ces robes, et
encore plein de couleurs. Cela nous promets deux heures trente de bonheur.

Du 22 juin au 8 juillet 2011, complet pour toutes les représentations

avec Pablo Aran Gimeno, Rainer Behr, Damiano Ottavio Bigi, Aleš Čuček, Clémentine Deluy, Silvia Farias Heredia, Ditta Miranda Jasjfi, Nayoung Kim, Eddie Martinez, Dominique
Mercy, Thusnelda Mercy, Morena Nascimento, Jorge Puerta Armenta, Azusa Seyama, Fernando Suels Mendoza, Anna Wehsarg, Tsai-Chin Yu

  • La distribution de la semaine : L’anatomie de la sensation pour Francis Bacon de Wayne Mc Gregor

Elles sont sur le site de l’Opéra de Paris depuis quelques jours. Les voici les voilà !

Distribution des 29 juin, 2 (20h00), 6, 9 (14h30), 11,14, 15 juillet 2011

Aurélie Dupont
Dorothée Gilbert
Marie-Agnes Gillot
Laurène Lévy
Myriam Ould Braham
Alice Renavand
Jérémie Bélingard
Mathias Heymann
Josua Hoffalt
Simon Valastro
Audric Bezard

 

Cette distribution aligne les étoiles et fait rêver. Aurélie Dupont revient après la naissance de son deuxième fils, aux côtés de son mari (Jérémie Bélingard, ndrl), si ils dansent en duo (ce qu’ils ont rarement voire jamais fait) cela risque d’être très beau. Mathias Heyman s’était révélé extrêmement à l’aise dans l’exercice précédent, Genus, je suppose qu’il en sera toujours le cas cette fois-ci. Marie-Agnès Gillot, que j’ai vue danser une seule fois cette année (soirée des 3B) va dominer la scène, par sa technique et son charisme. Myriam Ould-Braham est la star de cette soirée Mc Gregor puisqu’on pourra la voir dans les deux distributions. J’en connais une qui doit être ravie. On verra le duo Josua Hoffalt/ Alice Renavand, mon dieu que cette distribution est alléchante. Il faudrait que je puisse aller voir ce ballet plusieurs fois, mais je ne crois pas que cela se produire. Je préfère faire la queue tous les jours pour obtenir le sésame pour voir Pina Bausch au TDV… Je vous ai dit à quel point il était impossible d’avoir des places dans ce théâtre ?

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© Anne Deniau / Opéra de Paris

La deuxième distribution est tout aussi alléchante, moins d’étoiles, mais des personnalités pas moins intéressantes. Parmi elles, Mathilde Froustey, occasion unique de la voir dans autre chose que dans un tutu, Amandine Albisson qui par sa force tranquille en impose toujours sur scène. Chez les garçons, je suis ravie de voir Julien Meyzindi, que j’apprécie beaucoup plus dans le registre contemporain que classique même si il fut un Pâris talentueux (Roméo et Juliette, ndrl). Laëtitia Pujol est à contre emploi, mais dans une telle forme depuis quelques mois, qu’elle peut donner quelque chose de très particulier, je ne me suis toujours pas remise de sa Juliette. Emilie Cozette est toujours impeccable en contemporain, elle sera bien mise en valeur dans cette pièce.

Distribution des 2(14h30), 5, 8, 9 (20h00), et 12 juillet 2011

Myriam Ould Braham
Laëtitia Pujol
Emilie Cozette
Amandine Albisson
Mathilde Froustey
Sabrina Mallem
Alexandre Gasse
Yannick Bittencourt
Julien Meyzindi
Adrien Couvez
Nicolas Paul

A noter la séance de travail AROP aura lieu samedi 25 à 19h30 à Bastille.

  • L’accord de la semaine : ONP/SNCF, 2 sigles 1 réduction

Amis provinciaux, vous pouvez désormais bénéficiez d’une réduction de 25% si vous venez en week-end à Paris pour voir un spectacle de l’Opéra de Paris.

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Je cite les conditions de vente :

« L’offre est accessible dans toutes les Gares SNCF, Boutiques SNCF, Agences de Voyages agréées SNCF, par téléphone au 36 35 (0,34 €/min)
depuis la France ou au +33 (0) 892 35 35 35 depuis l’International.
La réduction n’est pas vendue à bord des trains. Elle est proposée à la vente pour les trains au départ de toutes les gares ferrovières de région et à destination de Paris pour des voyages liés à des spectacles de la saison 2010-2011 et de la saison 2011-2012 à l’Opéra national de Paris. Le billet doit être un billet aller-retour.

L’offre est disponible en 1ère et 2nde classe, sur le réseau Grandes Lignes SNCF, hors Île-de-France, sur les TGV, les trains TEOZ et LUNEA dans la limite des places
disponibles ainsi que dans les trains INTERCITES en période bleue.

L’offre est valable pour un aller effectué un samedi et un retour effectué un dimanche (à l’occasion de jours fériés en semaine, l’offre est étendue
aux « ponts », le trajet aller ou le trajet retour devront être effectués la veille du pont ou l’un des jours du pont).

Les billets de train sont échangeables auprès des points de vente SNCF sur présentation des billets aller et retour, et non remboursables.

Justificatifs à fournir : afin de justifier sa réduction, le voyageur doit présenter au retour, à bord du train, son billet de
spectacle correspondant à l’un des spectacles à l’Opéra national de Paris du week-end correspondant au voyage (billet cartonné ou billet électronique de spectacle) conjointement avec le billet
SNCF aller et le billet SNCF retour. Dans le cas où le voyageur ne pourrait justifier sa réduction, le billet retour SNCF serait ramené au plein tarif.
 »

  • La dédicace de la semaine : Carolyn Carlson

L’artiste vient de signer un nouveau recueil d’haïkus, après Le Souffle et l’esprit, voilà Brins d’herbe. La chorégraphe dessine et écrit des haïkus depuis des années qui sont
dans la continuité de sa danse, fluide et graphique.

Elle dédicacera son recueil à la librairie Comme un roman mardi 21 juin à 18h30 (rue de Bretagne dans le marais).

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  • Le festival de la semaine : Montpellier danse 31ème édition

C’est mercredi que commence la nouvelle édition du festival Montpellier Danse. A ne pas manquer si vous êtes dans la région. Vous pourrez notamment voir le spectacle de Bartabas, Le Centaure et le cheval, le Sacre de David Wampach, le flamenco d’Israël Galvan avec La Edad del oro, Didier Théron s’attaque au Boléro de Ravel rebaptisé Shangaï Boléro, je déconseillerai Emanuel Gat en revanche, qui vient avec une nouvelle création Brilliant Corner, il ne faut par contre pas manquer Artifact de William Forsythe dansé par le Ballet Royal de Flandres, la pièce forte de ce
festival.

 

Visuel Montpellier Danse

 

Tant que vous êtes dans le sud, vous pouvez aussi allez faire un tour au Festival de danse et Arts multiples de Marseille. Il a commencé le 16 juin et dure jsqu’au 9 juillet. Pour sa 16ème édition, le Festival propose une programmation alléchante avec du Alvin Aley, le Nearly 90° de Merce Cunningham, Vertical Road d’Akhram Kahn entre autres. Plus d’infos ici.

  • La vidéo de la semaine : Pina, Pina, Pina !

Oui je suis dégoutée de ne pas avoir de place, alors youtube comble ma frustration.J’ai choisi Vollmond, car en cette période de sècheresse, il est temps qu’il pleuve un peu.

A noter aussi que le documentaire Nés pour danser est encore disponible en VOD sur arte. Suivez  le  lien.

A revoir la soirée Coppélia sur France 3 (jusqu’à vendredi seulement).