Pina Bausch

Nouvelles de 2013 n°15

Beaucoup de temps a passé depuis ma dernière chronique, je renonce à la régularité, mon emploi du temps étant trop fluctuant !

Beaucoup de beaux spectacles vus ces trois dernières semaines, dont le très émouvant Kontakthof de Pina Bausch. Tout est dit sur les relations humaines avec si peu de mots. Les danseurs de la compagnie sont beaux, font passer des émotions comme personne.

L’autre très beau spectacle que j’ai vu ces dernières semaines est Désordres de la compagnie 3ème étage menée par l’ingénieux Samuel Murez. Un spectacle euphorisant, plein de bonnes idées, qui vous capte du début à la fin. La danse est virtuose, on rit, on est touché, on est impressionné, on est baladé aux quatre coins de la scène par des chorégraphies inventives et intelligentes.

La dernière de la soirée mixte Nijinsky/Béjart/Robins/Cherkaoui/Jalet, fut belle mais sans grandes sensations fortes. Le Boléro avait pris de la fluidité en comparaison de la générale. Un faune très sexuel de Jérémie Bélingard, un beau duo, entre Myriam Ould Braham et Mathias Heymann, lequel avait déjà brillé lors de l’oiseau de feu.

Je crois que je suis passée à côté de Light de Béjart. De la belle danse, de beaux danseurs, mais la chorégraphie m’a laissée de marbre.

Petit rappel, les réservations pour la Dame aux camélias ont ouvert aujourd’hui sur le net, pensez à réserver, surtout pour le 10 octobre, les adieux de Letestu.

  • Les sorties de la semaine

La Sylphide de Pierre Lacotte est au palais Garnier depuis samedi soir. La Sylphide raconte l’histoire du jeune James, fiancée à la jolie Effie. Cette idylle amoureuse se rompt quand James tombe amoureux d’une charmante Sylphide, sorte d’être féérique. James voudra garder la sylphide près de lui, mais c’est un lourd prix à payer.
La Sylphide est un ballet romantique qui exige de belles exigences techniques comme artistiques. Les garçons devront montrer toute leur belle technique de saut tout en ne perdant jamais de vue leur rôle. Pour les filles, il faudra montrer de la légèreté, de l’évanescence, qeulque chose de vaporeux dans les bras et dans les jambes. Pour cela, il ne faut pas manquer la venue de la belle Obraztsova les 24 juin, 28 juin, 2 et 8 juillet.
Voir toute la distribution, clic
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Dorothée Gilbert dans La sylphide

 Tabac rouge de James Thierrée s’installe au théâtre de la ville. Les premières critiques ne sont pas très bonnes, mais si vous souhaitez découvrir ce que peut faire le talentueux danseur magicien comme chorégraphe, cela se passe du 25 juin au 8 juillet.
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Tabac Rouge de James Thiérrée

  • La nouvelle de la semaine

Mathilde Froustey l’a annoncée cette semaine : elle a pris la décision de partir au San Francisco Ballet, dirigé par le chorégraphe Helgi Tomasson. Grande compagnie, au répertoire très riche, elle y entre directement comme « principal », équivalent de nos étoiles. Elle pourra y danser Ratmansky, Mc Gregor, Possokhov, Christopher Wheeldon, Morris, Lifar, Liam Scarlett, Balanchine, Robbins… Bravo à elle et on lui souhaite beaucoup de bonheur dans cette nouvelle aventure ! Peut-être reviendra-t-elle danser en France quand Millepied prendra la direction….

« Il est grand temps de vous annoncer qu’à partir du 1er juillet je deviendrai « Principal dancer » au San Francisco Ballet pour la saison 2013/2014 !
Merci encore à vous tous pour votre soutien et votre amitié, merci au public parisien pour toute l’énergie et l’amour que vous m’avez offert, ce fut un immense plaisir de danser pour vous !
Merci enfin à cette magnifique compagnie du Ballet de l’Opéra de Paris pour ces 11ans passés aux cotés d’êtres et de danseurs exceptionnels que je continuerai à admirer toujours. »

Mathilde Froustey en Amérique

  • La vidéo de la semaine

Allez encore un peu de Mathilde Froustey !

Nouvelles de 2013 n°14

Cette soirée au T.C.E. fut sans doute la plus belle depuis plusieurs mois. Quels sacres ! Voir celui de Nijinsky, a provoqué une émotion particulière, qui n’était rien face à celle ressentie devant le Sacre de Sasha Waltz… Relire ma chronique, clic

Ma semaine fut plutôt studieuse, et j’ai fui les salles de théâtre (si, si c’est possible). Je voulais aller au cinéma, je n’ai pas pris ce temps j’espère en avoir le temps cette semaine. Allez cette semaine va être explosive, voilà trois spectacles que je vais découvrir, faîtes en donc de même !

  • Les sorties de la semaine

On poursuit le Centenaire du TCE  avec la venue à Paris du Tanztheater wuppertal de Pina Bausch, qui vient danser le Sacre du printemps. Sans doute une des plus belles chorégraphies sur cette musique, celle en tous les cas qui ne peut vous laisser indifférent. Au sol, de la terre noire, sur laquelle la danse devient transformée. Les corps semblent sortir de terre, elle leur colle à la peau. On est emporté jusqu’à une danse de l’élue qui vous prend au coeur.
Relire ma chronique sur le ballet donné à Garnier, clic
Infos, tarifs, et réservations, clic

Sacre Pina

Dans un tout autre genre, on va à la Villette pour découvrir un spectacle tout à fait original, We were horses de Carolyn Carlson et Bartabas. Pendant un mois et pour fêter le 10ème anniversaire de l’académie équestre de Versailles, Bartabas s’installe à la Grande Halle de La Villette pour un mois du 7 au 30 juin. Le spectacle est né de la rencontre des deux artistes. 16 danseurs, 9 écuyers pour vous emmener dans une féerie toute particulière. Autour du spectacle, des matinées sont organisées pour découvrir le travail des écuyers, qui comme celui des danseurs, est une discipline quotidienne. Des ateliers pour les enfants et des soirées sont organisés. Les cinéma MK2 Seine et Loire organisent eux aussi des séances autour du travail du plus célèbre des écuyers.
A noter, sur Twitter, vous pouvez gagner 2×2 places en « retweetant » le tweet du concours. Tirage au sort, mercredi.
Plus d’infos et réservations, clic

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Enfin direction Rueil Malmaison pour découvrir ou redécouvrir la compagnie 3ème étage de Samuel Murez, danseur de l’Opéra de Paris. Il a eu ce besoin vital de créer cette troupe pour prendre le temps de chorégraphier, de faire des choses différentes du travail à l’Opéra. Entouré de danseurs de l’Opéra, Ludmila Pagliero, Josua Hoffalt, Jérémy Loup Quer, Takeru Coste, François Alu, Laura Hecquet, Léonore Baulac, Lydie Vareilhes, Hugo Vigliotti, Fabien Révillion. Le spectacle Désordres est donné au théâtre André Malraux du 8 au 12 juin. On y découvrira des pièces déjà dansées par la compagnie et de nouvelles créations. A noter, cet été la compagnie participera au très prestigieux Jacob’s Pillow Festival.
Réservations www.3e-etage.com/tam ou 01.47.3.24.42.

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  • La photo de la semaine : Aurélie Dupont et Jérémie Bélingard par Christian Lartillot

Aurélie Dupont et Jérémie Bélingard par Christian Lartillot

  • La vidéo de la semaine

Digression toute personnelle, un très bel anniversaire cette semaine, à la femme que j’aime le plus au monde, ma maman.

 

Nouvelles de 2013 n°13

Les deux dernières semaines furent chargées et pleines de bonnes surprises. Pour une fois je fais le bilan à l’envers. Ce week-end, entre deux répétitions de théâtre (j’aime la scène sous toutes ses formes…), j’ai filé à la Colline pour découvrir une pièce d’une très bonne qualité. Dénommé Gosdopin est une fable moderne qui raconte comment un homme qui heureux d’être dépossédé de tout se retrouve avec une demi million d’euro. Il essaye de s’en débarrasser, en vain. Pleine d’humour, la pièce traite de la manière de vivre dans nos sociétés occidentales. Est-il possible de vivre autrement, en faisant fi du libéralisme ? La pièce fait rire, le personnage de Gosdopin est très émouvant, avec une vérité qui résonne qui trouve un écho forcément différent chez chaque spectateur. A voir, d’autant que c’est Benoit Lambert qui a aussi mis en scène l’excellent Que faire ? bientôt à la Colline.

Vendredi soir, j’ai découvert la compagnie de Benjamin Millepied le L.A. Dance Project. Après quarante minutes de profond ennui devant Reflections, une pièce de Benjamin Millepied, qui m’a semblée plutôt fade, je me suis régalée devant Winterbranch de Merce Cunningham. Si la pièce a été huée, je suis restée complètement dedans, tant la chorégraphie était fascinante. La troupe de Millepied est très belle, les danseurs sont vraiment excellents. Enfin pour finir, ce petit bijou de Forsythe, Quintett, dont on sort avec un large sourire tant cette pièce est émouvante et pleine de poésies et de subtilités.

Jeudi soir, Drumming d’Anne Teresa de Keersmaecker tranchait complètement avec le programme de la semaine précédente, Elena’s Aria. Sur la musique de Steeve Reich, le rythme des percussions emmenait une danse fluide. j’ai passé une bonne soirée même si j’avais la chorégraphie de Rain qui me revenait toujours en tête. Moins puissant que Rain, Drumming a tout de même convaincu le public et moi avec , car il se passe tout de même toujours quelque chose dans les pièces d’ATDK.

Mardi soir, j’ai vu Le Cirque invisible au Théâtre du Rond Point. Si le spectacle est remplie d’une belle humanité et de beaucoup de poésie, je m’y suis parfois ennuyée. Les numéros de magie de Jean-Baptiste Thierrée ne sont pas tous réussis. Victoria Chaplin est toujours aussi surprenante et époustouflante, sa tonicité et sa souplesse sont vraiment incroyables.

  • Les sorties de la semaine

L’évènement à ne pas manquer de la semaine, c’est le Sacre du printemps au Théâtre des Champs-Elysées. La soirée sera retransmise mercredi soir en direct sur ARTE Live web. La soirée sera composée de la reprise du Sacre d’après Nijinsky, puis une nouvelle version signée Sasha Waltz.

Sacre TCE
A lire une lettre de Tamara Nijinski, à propos des droits d’auteur de la pièce originelle, clic.
Cette première série de « Sacre » sera suivie la semaine prochaine de la venue du Tanztheater Wuppertal qui viendra bien sûr danser le Sacre de Pina. Puis, ce sera au tour d’Akram Kahn, de venir proposer sa vision de cette œuvre. Plus d’infos et réservations, clic.
A noter aussi, que deux grandes journées de rencontres sont organisées autour de ce grand évènement les 30 & 31 mai. Plus d’infos, détails, et réservations, clic

Si le Sacre ce n’est pas votre truc, rendez-vous au Palais des Congrès pour voir le Gala Noureev & Friends les 31 mai et 1er juin. Au programme de très grands artistes invités, Tamara Rojo, Aurélie Dupont, Evgenia Obratzova, Mathias Heymann et bien d’autres. Tout le programme détaillé est .
Réservations, clic

  • Le cinéma de la semaine

Pour la dernière fois de la saison, jeudi 30 mai à 20h, Pathé du très brillant Neaderlands Tanz Theater. Au programme, de très belles choses :

MAYBE TWO | ALEXANDER EKMAN – Nouvelle création
SARA | SHARON EYAL & GAI BEHAR – Nouvelle création
STUDIO 2 | SOL LEÓN & PAUL LIGHTFOOT
DREAM PLAY | JOHAN INGER

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Deux créations et deux pièces « hommage », une aux 50 ans du ballet NDT et l’autre, qui est une sorte d’hommage au Sacre du Printemps.
Voir un extrait vidéo, clic.

  • La photo de la semaine

Eve par Julien

  • La vidéo de la semaine

1980, ein Stück von Pina Bausch ou une idée du bonheur

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« De quoi as-tu peur ?

– De ne plus rien ressentir ».

Cela, ça ne peut pas vous arriver en regardant Une pièce de Pina Bausch. Bien au contraire, on est sans cesse baladé entre différentes émotions.

Tout commence avec une odeur d’herbe. Au sol, du gazon. On a tout de suite envie de s’y rouler. On s’assoit et on se sent déjà bien. Puis tout s’enchaîne. Les petites scènes se
suivent sans histoire et pourtant, quelque chose de très humain en ressort à chaque fois. Souvenirs d’enfance d’abord, « une cuillère pour Papa, une pour Maman » etc, obligation de manger la soupe, pour grandir. Grandir mais pour-quoi ? Pour fêter son anniversaire tout seul en soufflant des bougies avec la conscience du temps ou aller se balader à la plage, ou encore rencontrer l’amour lors d’une danse ou d’une soirée mondaine. On joue aux chaises musicales, au jeu du foulard, à cache-cache. On a peur du noir, on trouve des solutions « J’emmène toujours des bougies, au cas où l’électricité… » propose l’une, tandis qu’un autre affirme qu’il n’a pas peur du noir. Une enfant fatiguée qui court, une autre qui tient son oreiller en répétant « Je veux aller à ma maison », le tout en robes de soirée et costumes trois pièces. Comme dans un rêve où on retourne à notre enfance, Pina plonge ses danseurs dans des états enfantins, mais dans leurs tenues, le décalage opère et nous faire rire, ou nous attendrit.

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Pina Bausch réduit dans cette pièce le problème de la distance avec le public. Le premier rang a les pieds dans l’herbe. On nous offre du thé, avec une grande élégance anglaise. On savoure des chocolats. Et puis, ce monsieur au premier rang qui se voit proposer des choses indécentes, mais toujours avec beaucoup d’humour. La farandole des danseurs passe et repasse en boucle dans le public, comme une rengaine rassurante. Parfois c’est pour arrêter un bazar monstre, où tout le monde parle, crie, joue, pleure, s’exprime. Ce qui est sûr, c’est qu’on s’attache aux différentes personnalités, on les regarde dans tous leurs états, dans leurs rapports aux autres.

Le concours de beauté offre un formidable paradigme du théâtre de Pina Bausch. Les candidates sont présentées, scrutées. On leur demande de montrer de la jambe, de parler de leur hobbies. Une fois encore c’est au public qu’on s’adresse, les voix s’élèvent, la musique prend le dessus, tout le monde bouge et danse. Puis, de nouveau, c’est le moment d’affirmer sa personnalité. Donner trois mots qui définissent votre pays, où sont vos cicatrices. Il ne s’agit pas d’incarner des personnages, même si on peut se poser la question pour Julie l’australienne, mais plutôt d’exprimer sa personnalité, raconter son parcours par bribes, par souvenirs.

On rit beaucoup, surtout grâce à Mechthild Grossmann, qui de sa voix grave chante, ou drague, ou s’exclame « C’est formidable ! Une, deux trois sorties, c’est formidable ! Vous
connaissez Lutz? Il est formidable ! ». La répétition est sans cesse utilisée, tantôt pour rire, tantôt pour nous émouvoir, pour toucher quelque chose de plus profond. Parfois naît même une certaine angoisse, de ces moments qui doivent se répéter et qui pourtant ne se ressemblent pas. Une impression de déjà-vu, et pourtant les visages des comédiens ne sont pas les mêmes.

Il ne faut pas chercher un sens, même si on sent bien que derrière tout cela, il y en a un. Il y a beaucoup de vie, beaucoup de joie, et beaucoup d’humanité comme dans toutes les pièces de Pina Bausch. J’ai été pour ma part complètement happée, je suis rentrée à fond dans cet univers magique, loufouque, parfois délirant, enfantin, et profondément plein d’amour. Il faut vivre cette pièce de bout en bout. C’est un vrai shoot de bonheur !

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Les saluts sont très émouvants, bizarre, en fait la dernière fois que je suis venue eu Théâtre de la ville, Pina était là, au milieu de tous. Pas de francs sourires, juste des regards où se mêlent la joie et une certaine tristesse. Comme si malgré tout, il manquait quelque chose ou plutôt quelqu’un à la fête. C’est donc le coeur serré, mais avec une sentiment de plénitude que la salle se vide. C’était « formidable ! « .

A lire ailleurs Danses avec la plume, Musica Sola, Palpatine.

Encore merci à Musica Sola pour la place.

Le Figaro Les éclats lumineux de Pina Bausch
Mondomix L’enfance vue par Pina Bausch
Le Monde 1980, année charnière pour Pina Bausch
Blog Le Monde Le vert paradis de Pina Bausch
France Info 1980, une pièce majeure de Pina Bausch
20 minutes La pièce qui a donné naissance au style de Pina Bausch
Toute la culture 1980, La danse est dans le pré

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  • Crédits et distribution

mise en scène et chorégraphie Pina Bausch
décor Peter Pabst
costumes  Marion Cito
dramaturgie Raimund Hoghe
collaboration Hans Pop
musiques John Dowland, John Wilson, Ludwig van Beethoven, Claude Debussy, Johannes Brahms, Edward Elgar, Francis Lai, Benny Goodman, Comedian Harmonists…

avec
Regina Advento, Ruth  Amarante, Mechthild Großmann, Lutz Förster, Barbara Kaufmann, Ditta Miranda Jasjfi/Cristiana Morganti, Daphnis Kokkinos, Eddie Martinez, Nazareth Panadero, Helena Pikon, Jean-Laurent Sasportes, Franko Schmidt, Azusa Seyama, Julie  Shanahan, Julie Anne Stanzak, Michael Strecker, Fernando Suels Mendoza, Aida Vainieri, Tsai-Chin Yu magicien Rainer Roth, gymnaste aux barres parallèles

Nouvelles du 30 avril

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© Laurent Philippe/Fedephoto.com

La semaine dernière, je n’ai pas fait tout ce que j’aurais voulu. Le temps n’aidant pas à sortir (non mais franchement Monsieur le Soleil, vous êtes parti combien de temps en vacances ?), j’ai fait des travaux dans ma cuisine. J’ai vu L’histoire de Manon deux fois, avec des impressions différentes à chaque fois. Vendredi, mon ami Youssef Bouchikhi m’a proposé de venir assister à la mise en place du JT de 13h de France 2. J’ai passé une matinée formidable. La conférence de rédaction à 9h permet de déterminer les sujets qui seront traités. Je descends en salle de montage avec Youssef qui a déjà rédigé sa chronique. Vendredi, il a proposé deux spectacles vivants. Le premier Cerise Noire est une pièce de théâtre qui se déplace. Le plateau se monte sur un énorme camion. Au dessus, il y a un écran géant. Le public assiste en fait au tournage d’un film, polar américain des années 50. C’est assez bien fait. Le camion est en tournée en France, il était samedi soir à Pantin. On regarde les images en accéléré, Youssef a déjà les images en tête qu’il veut monter. Reste à décider si il les mets en off (on voit l’image à la télévision avec peu de sons pendant qu’il parle) ou en in. Une fois le montage achevé, on redit le texte par dessus, pour voir ce que ça donne, on modifie le texte, sur le logiciel du prompteur. Puis on passe au deuxième spectacle, Même si tu m’aimes, une pièce de Julien Boisselier qui traite des problèmes de couple. Les images sont amusantes, de même, on coupe, on colle, on monte. Ensuite, Youssef monte les images des Cinq dernières minutes, la séquence dont il s’occupe toute la semaine. L’invité est Pascal Elbé pour le dernier film de Laura Morante. Les différentes séquences montées et envoyées à l’ordinateur central, nous remontons pour la répétition. N’importe quel petit problème enraye la machine et le temps passe vite, alors quand le prompteur ne marche pas, l’informatique doit rappliquer vite ! Prompteur en marche, Youssef répète sa chronique plusieurs fois, pour filer ensuite au maquillage, dernier havre de calme avant la tempête. Il y a un monde fou sur le plateau, techniciens, maquilleuses, peu de journalistes, qui regardent plutôt le JT dans leurs bureaux. Je regarde un peu du plateau, et rejoins Youssef en loge qui répète de nouveau pour que le texte soit fluide et qu’il n’y ait pas d’accrochage. Il court sur le plateau, fait sa chronique, rigole avec Elise, et hop c’est déjà fini. Tout file à toute allure, voilà que le JT est déjà fini, tout le monde monte d’un étage en conférence de débriefing. Là, les rédacteurs passent en revue les sujets réussis, les accros, les sujets zappés par manque de temps. Il est 14h, je vois Youssef qui va bientôt s’écrouler de fatigue sur son bureau, alors on file manger. C’est le week-end et pourtant sur son bureau, il y a encore 20 livres, des invitations pour des spectacles à voir (notamment Mlle Julie à l’Odéon, tiens je n’ai pas de places pour ça…), une boite mail qui va imploser. Dernière question en partant « Tu vas voir quoi ce week-end?_ Pina à la Ville _ Oh tu as de la chance! » Oh oui Youssef, j’ai eu beaucoup de chance. Merci à Musica Sola pour la place. J’ai passé un moment inoubliable, je vous raconte ça vite !

Cette semaine, on va voir la répétition de Roméo et Juliette de Sasha Waltz, on peut aller prendre une bonne dose de bonne humeur en allant voir Lalala Gershwin de Montalvo-Hervieu, ou encore faire un tour à la colline pour voir Dans la jungle des villes, une création de Roger Votonbel. Et mardi on n’oublie pas d’offrir un petit brin de muguet.

  • Les sorties de la semaine

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A l’Opéra va débuter Roméo et Juliette de Sasha Waltz. Oubliez la musique de Prokofiev si vous avez vu la version de Noureev, plus classique. Ici il ‘agit de l’Opéra de
Berlioz. Comme  Orphée et Eurydice, Sasha Waltz propose ici un opéra dansé, crée pour l’Opéra de Paris, en 2007. L’histoire est toujours la même, si ce n’est qu’on plonge dans ne univers plus enfantin, il me semble. Côté chorégraphie, contemporain pur (allergiques s’abstenir), j’en garde un souvenir mitigé, je ne saurai vous dire pourquoi, il faut donc vite que je revois ce ballet.

Il reste des places (horriblement chères, soit dit en passant), presque pour toutes les dates.

Site de l’Opéra pour réserver, lire plus d’infos, interview d’Hervé Moreau et Aurélie
Dupont.

Distribution des 7, 9, 10, 12, 15 17 et 20 mai

Juliette Aurélie Dupont
Roméo Hervé Moreau
Père Laurence Nicolas Paul

Distribution des 13 et 16 mai

Juliette Mélanie Hurel
Roméo Vincent Chaillet
Père Laurence Vincent Cordier

France 3 réalisera une captation du ballet les 5, 10 et 15 mai.

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© Laurent Phillipe

Du 2 au 19 mai, on file à Chaillot voir Lalala Gershwin de Montalvo Hervieu. J’avais vu Good Morning Mr. Gershwin, spectacle plutôt réjouissant à la MAC de Créteil,
celui ci est dans la même veine. On retrouve évidemment la musique de Gerswhin, les montages vidéos rigolos des chorégraphes, des danseurs venants d’horizons divers. 50 minutes de bonne humeur qui réjouiront petits et grands.

Pour réserver et plus d’infos suivez le lien.

Un cours-atelier sera donné les dimanches 6 et 13 mai (n’oubliez pas pour autant d’aller voter!) pour les enfants.

Le 19 mai, il y aura un bal Gershwin. PAF 6€.

  • La presse de la semaine

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Au sommaire de Danse magazine ce mois-ci, retours sur La Bayadère par l’ONP, le spectacle de l’école de danse de l’ONP, le Béjart Ballet Lausanne. Des portraits de l’Opéra de Rome, de l’école de La Scala. En couverture, Héloïse Jocqueviel, Mathieu Rouaux et Clémence Gross.

Le magazine Danser quand à lui met à l’honneur le festival Montpellier Danse. Il sort aujourd’hui en kiosque.

  • L’histoire de Manon dans la presse

Ariane Bavelier pour le Figaro Aurélie Dupont porte Manon au Zénith

Interview d’Aurélie Dupont dans Tanznetz.de

ResMusica Manon à l’Opéra de Paris, une certaine idée du répertoire

Et sur les blogs : Danses avec la plume, Blog à petits pas, Impressions londonniennes, Les balletonautes, target= »_blank »>Le Klariscope, Le Blog de Joël Riou, Palpatine, Les
grignotages de Mimy la souris
, Danse-Opéra,Une saison à l’Opéra,  etc..

  • 1980, une pièce de Pina Bausch dans la presse

Le Figaro Les éclats lumineux de Pina Bausch

Mondomix L’enfance vue par Pina Bausch

Le Monde 1980, année charnière pour Pina Bausch

Blog Le Monde Le vert paradis de Pina Bausch

France Info 1980, une pièce majeure de Pina Bausch

20 minutes La pièce qui a donné naissance au style de Pina Bausch

Toute la culture 1980, La danse est dans le pré

  • Presse en vrac

La jeune génération à l’honneur du prochain festival de Marseille

Emannuel Gat crée une pièce pour le ballet de Marseille dans le cadre d’un festival suisse.
Repetto L’art du Made in France La croix

  • En vrac

Le journaliste Jean-Marc Proust (Slate.fr et Opéra Magazine) cherche des témoignages de gens qui trouvent les places à l’Opéra trop chères. Pour le contacter ça se passe sur
twitter @JeanMarcProust.

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Revoir Ma vie d’artiste sur France 5 consacré aux CNSMDP, c’est par ici.

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Elle court la rumeur, Hervé Moreau ne quitterait plus l’Opéra de Paris #youpi.

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  • Bonus vidéo de la semaine

Roméo et Juliette de Sasha Waltz pour donner envie…