Jennifer Goubé

Gala de l’école Goubé au théâtre du Gymnase 5/04/2009


Après deux jours de spectacle et de répétitions perso, enfin un peu de détente! Je me rends donc dimanche au théâtre du Gymnase pour voir le gala de l’école aujourd’hui dirigée par Jennifer Goubé. Pour ceux qui ne connaissent pas la famille Goubé, je vous conseille de vous rafraîchir les idées! Grande famille de danseurs! Vous en saurez un peu plus en visitant le site internet de l’école.
http://pagesperso-orange.fr/goube/index.html
Pour faire un court résumé, Yvonne et Paul Goubé furent danseurs étoiles à l’Opéra et leur fille Jennifer fut elle aussi une grande danseuse. Première danseuse à l’Opéra de Paris, danseuse au ballet de Hambourg avec John Neumeier, elle a fait de très belles rencontres qui lui ont permis d’acquérir la même notoriété que ses parents. Elle reprend donc avec honneur et fierté l’école fondée par ses parents. Elle leur a rendu hommage dans un discours au début de la représentation (un peu long mais bon…).
Le spectacle est divisé en deux parties. Une première partie qui est à proprement dit le spectacle des élèves de l’école et une deuxième partie plus démonstrative avec des danseurs invités.
Karl Paquette (premier danseur à l’Opéra, ndlr) ouvre le bal dans un solo hilarant! Faux Pas en est le titre.Il arrive très sérieux, puis il attend la musique. Sa voix off se met alors en place. Il mêle grâce, élégance, humour et technique exceptionnelle. La scène est minuscule et pourtant il parvient tout de même à s’y élancer et nous offrir des sauts parfaits. A quand la nomination de Karl Paquette en étoile!! Il m’a vraiment surprise ce jour, car c’est vrai qu’il a plus le look prince charmant de la Belle au bois dormant que danseur oriental comme il a pu nous le montrer dans ce spectacle. Si, si j’ai bien dit danseur oriental!

Les élèves de l’école sont très sélectionnées tant pour leur physique que sur leurs capacités de danseuses (ce qui n’est pas forcément lié). Elles ont clairement tout pour être danseuses. Elles ont toutes des qualités. J’ai apprécié la diversité des élèves. Chacune dégageait quelque chose de singulier. Je n’ai pas beaucoup apprécié le spectacle à cause de la musique. Désolée chers amis de l’île de Beauté mais ce n’est pas du tout ma tasse de thé. Les chorégraphies mettaient en valeur les jeunes danseuses. La musique m’a beaucoup pesée. Je trouve toujours difficile de composer avec
de la musique chantée. La musique corse ne m’a pas plu et je n’ai pas aimé l’alliance avec la danse contemporaine, ou jazz alors que par ailleurs j’ai vraiment apprécié les chorégraphies.
A l’entracte, la Corse est au rendez-vous. Accueil très sympathique, gâteaux corses et eau minérale corse sont offerts aux spectateurs. J’aperçois Claude Bessy, habillée élégamment d’un tailleur bleu-roi, et d’autres personnalités du monde de la danse.
La deuxième partie est donc une démonstration de danseurs invités. On y retrouve de nouveau Karl Paquette en compagnie d’Isabelle Ciaravola, qui est décidément de plus en plus difficile à regarder, à cause de sa maigreur. Ils dansent ensemble un extrait du Lac des cygnes.

Myriam Ould Braham danse un duo avec un jeune danseur. A son habitude, elle est pimpante, souriante, très agréable à regarder et offre aux spectateurs une variation d’une grande qualité. Il s’en suit ensuite un superbe duo d’un couple de danseurs italiens. Lui, superbe, elle gracieuse, eux formant un couple en parfaite harmonie (dès que je retrouve les noms je vous les donne). Je suis envoûtée par ces deux êtres qui s’accordent si parfaitement. Une merveille! Le tout sur une chorégraphie mêlant des rythmes africains et orientaux, je pars vite en voyage…
Le voyage se termine par une variation de Jennifer Goubé, qui est rejoint un peu plus tard par un danseur (oui là encore le nom m’échappe je n’ai pas le programme sous les yeux). C’est un hommage aux chants corses. La variation est très solennelle, très triste. C’est très beau, Jennifer Goubé sait faire vibrer cette musique. Elle a une force dans le regard qui capte l’attention de toute la salle qui est devenue complètement silencieuse. Elle nous charme et parvient même à m’emmener dans cette musique…