Emmanuel Thibaut

Séance de travail Roméo et Juliette, premier coup de foudre

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Je n’avais jamais vu ce ballet. En « vrai » je veux dire. Des dizaines et des dizaines de fois en DVD par contre. C’est donc plein d’attentes que je m’étais inscrite pour la séance de
travail. Hélas l’Arop et son « merveilleux » site m’avait éliminée des « élus » pour pouvoir y assister. Le petit rat n’allait pas en rester là. Pire qu’un conflit entre Montaigu et Capulet, il
fallait que j’assiste à cette séance de travail. Lundi une belle âme pensa à moi et j’obtenais le saint Graal pour pénétrer les lieux. Mais pourquoi cette séance de travail avait elle été un tel bazar à organiser? 3 classes de primaires, 2 classes de lycéens (à vrai dire je ne sais pas trop quel âge avaient ces jeunes gens qui ont passé plus de temps à regarder leurs sms et à se les montrer car voir le drame qui se déroulait sous leurs yeux..).

Tout le monde connaît l’histoire de Roméo et Juliette. Deux familles opposées, une guerre qui réveillent les passions, deux jeunes gens qui tombent passionnément amoureux, mais dont l’amour est impossible au vue de la guerre qui déchire leur famille respective.

Vincent Chaillet répétant Tybalt/ Photo Julien Benhamou

© Julien Benhamou

J’ai été complètement happée par le drame et ce non seulement grâce à la danse, mais aussi au jeu de comédiens des danseurs. Je donne tout de suite une mention spéciale à Agnès Letestu, qui fut une grande tragédienne et qui m’a beaucoup émue à la fois dans l’amour passion, mais surtout dans la tragédie.

C’est un ballet qui est très particulier car ce n’est pas un ballet classique. Ici pas de tutus, pas de Tchaïkowsky, ou Minkus. La musique de Prokofiev est très narrative, prend des couleurs particulières à chaque variation. Elle donne un aspect différent à la danse. La partition me semble complexe, pleine de mystères. Elle mène Roméo à Juliette et réciproquement. Elle raconte des sentiments, tout comme la danse, chaque geste, chaque note est une phrase beaucoup plus que dans un ballet « classique ».

« Deux illustres maisons, d’égale dignité

Dans la belle Vérone où nous plaçons la scène,

Enflamment à nouveau leur antique querelle,

Et de leur propre sang les citoyens se souillent. »

On est plongé d’entrée dans une ambiance très sombre. Le ballet est construit comme un film fait de flashbacks et de visions. Cela renforce la trame narrative. On assiste à un enterrement. Le décor est posé. Des visages sombres. La fin est déjà là, toute annoncée dans cet enterrement.

Roméo apparaît accompagné de ses compagnons, cousins et autres personnages appartenant à la famille des Montaigu. Roméo est dansé par Florian Magnenet que je trouve d’emblée très léger et à l’aise d’un point de vue technique mais un peu trop scolaire.

« Amoureux ?

– Dépourvu…

D’amour ?

– Des faveurs de celle que j’aime. »

Eve Grinsztajn apparaît sous les traits de Rosaline. Elle est parfaite dans le rôle de séductrice sans trop en faire. Elle émeut Roméo par un jeu de bas de jambes très gracieux. Elle le soutient du regard tout en le laissant à distance. Les amis de Roméo tentent de l’éloigner de celle qu’ils considèrent comme un corbeau caché sous l’apparence d’un cygne, car Rosaline n’aime pas Roméo.

Les Capulet entrent et commence le premier combat entre les deux familles. C’est très beau. Les duels sont parfaitement réglés. Le maniement des épées m’impressionne (pour avoir eu l’occasion d’en soulever une, je peux vous dire que ce n’est pas si léger..). Dans cette guerre, il n’y a pas que les hommes qui se battent les femmes sont prises à parti. Elles sont même parfois monnaie d’échange pour cesser un duel qui deviendrait trop dangereux. On est dans un film de cape et d’épée, tous les danseurs révèlent leurs qualités de comédien. Un prêtre met fin à cette querelle.

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© JMC

On change de décor, on est dans la suite de Juliette fille de Capulet. C’est le seul décor un peu plus joyeux. Letestu se montre tout de suite comme une Juliette parfaite. Ses bas de jambes sont présentés élégamment à chaque pas. Son jeu est impeccable, elle incarne à merveille cette adolescente de quatorze ans qui joue à cache-cache avec ses amis, quand sa mère ( interprétée ce soir par Stéphanie Romberg ) entre pour lui annoncer le bal du bal et surtout son futur mariage avec Paris.

« Le valeureux Paris vous voudrait pour femme. […]

Lisez le livre de son visage, et les délices

Que la beauté y trace de sa plume. […]

Et en le possédant, [vous] ne serez pas diminuée. »

 

A la fête des Capulet, s’introduisent Roméo et ses amis. J’ai adoré la danse des chevaliers, je ne me lasse pas de la puissance de la musique. Emmanuel Thibaut en Mercutio est décidément brillant. Trop même, tout cela semble bien trop facile pour lui. Le rôle lui va comme un gant, jeune héros, bondissant d’aventures en aventures. Du coup j’ai hâte d’y voir Heymann ! Bullion en Tybalt c’est comment vous dire un pléonasme. Fougueux, insolent, haineux, Bullion ne laisse aucun pas ni regard au hasard. On sent que ses nerfs peuvent lâcher à tout moment à la simple vue d’un Montaigu. Les danses commencent, je suis une nouvelle fois absolument charmée par cet ensemble harmonieux.

« Celles dont les pieds

Ne sont pas affligés de cors vont vous faire faire

Un petit tour de danse. […]

Jouez du talon, jeunes filles. « 

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© JMC

Dans le bal, c’est sur un simple regard que Roméo et Juliette tombent amoureux. Les regards deviennent de plus en plus complices. Les pas de danse se délient et se complexifient comme les sentiments s’enrichissent. Le couple fonctionne bien même si je ne suis pas convaincue par Magnenet en Roméo. Il lui manque quelque chose dans son jeu. Bizaremment il est peut être un peu trop juvénile. Il lui manque un peu de gravité, je ne l’ai pas senti envahi par un sentiment puissant. Cela ne s’est pas assez répercuté dans sa danse. Agnès Letestu est elle complètement soumise à ce coup de foudre, chaque pas évolue vers une passion plus forte. Au baiser Juliette semble plus éprise que jamais, elle s’abandonne complètement.

« Mes lèvres sont toutes prêtes, deux rougissants pèlerins,

À guérir d’un baiser votre souffrance. […]

Et que mon pêché

S’efface de mes lèvres grâce aux tiennes.

– Il s’ensuit que ce sont mes lèvres

Qui portent le pêché qu’elles vous ont pris.

– Le pêché, de mes lèvres ? Ô charmante façon

De pousser à la faute ! Rends-le moi ! « 

La dernière scène de l’acte I est celle du balcon. L’ambiance est douce, c’est la nuit, Juliette est sur son balcon en chemise de nuit. Roméo apparaît et leur dialogue est tout en
délicatesse. Je sens encore Magnenet fragile sur le jeu « d’acteurs » mais tout à fait solide dans sa danse. Il faudrait qu’il se lâche plus car il a vraiment en face de lui une partenaire idéale qui s’éprend de lui comme on s’éprend d’un premier véritable amour. Agnès Letestu se jette à corps perdu dans les bras de son partenaire. Elle est lumineuse. Malgré mes voisins qui ne cessent de parler, la scène est très émouvante. J’ai rarement vu un pas de deux comme celui là. Tous les pas sont des déclarations d’amour, chaque geste raconte une histoire. Chaque baiser augmente en intensité comme si à chaque fois cela devait être le dernier. Chaque mouvement gagne en amplitude à mesure que l’amour naît entre ces deux êtres. Je savais que c’était beau, mais en « vrai » c’est une vraie découverte !

« Ô Roméo,

Si tu m’aimes, proclame-le d’un cœur bien sincère, […]

Je suis trop éprise »

Après l’entracte, il est temps de passer aux choses sérieuses. Sur une place Roméo rêve de sa Juliette. « Roméo aime à nouveau, il est aimé. » Mercutio et Benvollio (interprété par
Yann Saïz) se jouent de lui en se déguisant en femmes. C’est très drôle. La nourrice arrive pour donner un billet à Roméo mais elle doit d’abord passer entre les mains des deux compères qui la taquinent allègrement. S’ensuit la danse des drapeaux, assez impressionnante. Un variation entre les trois amis qui me plaît beaucoup aussi. Après la lecture de la lettre, Magnenet se lâche un peu plus et me laisse entrevoir ce qu’il est capable de faire. Mais de retour chez le prêtre pour le mariage, je le sens encore un peu coincé et mal à l’aise. Oh ce n’est qu’une répétition, il a encore le temps de s’épanouir dans ce rôle.

« Ô Roméo, Roméo, le brave Mercutio est mort. […]

Tybalt est tué! »

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La mort de Mercutio est l’occasion de voir une dernière fois les bonds d’Emmanuel Thibaut. Sa mort à laquelle ses amis ne croient pas au début est une farce qui tourne à la tragédie. Roméo venge Mercutio d’un coup d’épée dans le coeur de Tybalt. Je suis plus touchée par Tybalt que Roméo. Je crois que pour les balletomanes assises à côté de moi, ce soir notre Roméo c’est Stéphane Bullion ! Il est bien plus tragique que Magnenet. Il est plus dans l’histoire, dans la trame de la pièce.

« Roméo a tué Tybalt, et il est banni. […]

– Oh, Dieu ! La main de Roméo a versé le sang de Tybalt ? »

Deuxième entracte, on entre au troisième acte qui m’a paru un peu long. Surtout au début. Le pas de deux de la chambre est très beau, il me semble très difficile, mais Letestu et Magnenet s’en sortent bien. J’ai aussi aimé le conflit qui oppose Juliette et ses parents. C’est très fort et très théâtral et encore une fois Agnès Letestu ne perd pas une minute son rôle. Il y a des passages très puissants dans cet acte. J’ai été envoûtée par le retour de Tybalt et de Mercutio qui hantent la conscience de Juliette. La scénographie est superbe, les lumières bleutés nous plongent dans l’esprit de l’héroïne tiraillée entre l’amour et l’honneur. C’est bien entendu l’amour qui l’emporte et il faut dès lors trouver le plan pour retrouver son cher Roméo.

« Ce « banni », ce seul mot : « banni »

A tué dix mille Tybalt. « 

La scène de la ruse entre Frère Laurent et Juliette se joue sur deux plans. Au premier Agnès Letestu, qui écoute les paroles du prêtre. Au second, une autre Juliette qui danse la future scène. Ça marche assez bien, l’effet a du charme.

« Accepte d’épouser Paris. […]

Eloigne la nourrice de ta chambre,

Prends cette fiole et, une fois au lit,

Bois la liqueur qui y est distillée […]

Ni souffle ni chaleur n’attesteront que tu vis. « 

Ce qui suit est une tragédie complète. Je suis très émue par la mort de Juliette qui à son réveil ne trouve qu’un mort à la place de son amant. Le corps encore chaud et les gouttes de poison ne suffiront pas à la tuer, le poignard est la seule issue pour rejoindre son amour.

« Ô poignard, bienvenu,

Ceci est ton fourreau. ( Elle se poignarde.) Repose là,

Pour que je puisse mourir.

(Elle tombe et meurt sur le corps de Roméo). « 

 

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© Agathe Poupeney/ Fedephoto

Le ballet s’achève sur cette double mort. J’en suis toute retournée. Je vais voir ce ballet le 28 et le 30 avril, mais je crois que les places à 5€ vont être mes meilleures amies pour
pouvoir revoir ce ballet. Je vous le conseille mille fois.

J’ai passé une soirée délicieuse et ce n’était qu’une répétition. J’ai hâte de le voir avec une salle comble.

  • Distribution du 8 avril 2011

 

Juliette Agnès Letestu
Roméo Florian Magnenet
Tybalt Stéphane Bullion
Mercutio Emmanuel Thibault
Benvolio Yann Saïz
Pâris Yannick Bittencourt
Rosaline Eve Grinsztajn

 

Serguei Prokofiev Musique
Rudolf Noureev Chorégraphie et mise en scène
(Opéra national de Paris, 1984)
Ezio Frigerio Décors
Ezio Frigerio et Mauro Pagano Costumes
Vinicio Cheli Lumières

 

  •  Bonus vidéo

 

 

Hommage aux ballets russes à l’Opéra de Paris

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Marcel Schneider me racontait souvent autour d’un bon repas et d’un bon vin dans sa maison de campagne l’impression qu’il avait eue et l’émotion ressentie la première fois qu’il avait vu les ballets russes de Diaghliev à Paris.

« J’ai été conquis par cette forme d’art {la danse} en 1929, au cours de ma seizième année, quand un instinct divinatoire m’incita à m’inscrire pour la saison des Ballets Russes. Personne ne savait alors que ce serait la dernière. Le sort me favorisa : j’assistai à la création du Fils Prodigue, musique de Prokofiev, décors et costumes de Rouault, chorégraphie de Balanchine. Ces trois artistes m’étaient inconnus : je fis leur découverte avec émerveillement. » L’esprit du ballet, introduction page 9.

J’avais toujours été intriguée par les mots de Marcel, et surtout par son regard, dans lequel l’émerveillement ne l’avait pas quitté. Une étoile brillait toujours dans le fond de ses yeux, quand il parlait de Diaghilev, de Nijinsky, d’Ida Rubinstein. Toute sa passion pour la danse part de là.Ce que j’ai retrouvé hier soir c’est la découverte émerveillée dont me parlait Marcel. il y a quelque chose d’inattendu dans ces ballets russes. Ce qui m’a frappé dans toutes les pièces, c’est la modernité. Modernité chorégraphique, modernité dans les choix musicaux, modernité des décors et des costumes. Ensuite c’est ce travail commun entre chorégraphes, scénographes, musiciens, peintres, et autres artistes qui collaborent dans cette recherche de création. Parlons en donc de ces merveilles.

Mon coup de cœur va pour l’Après midi d’un faune de Nijinsky. Considéré comme fou, Nijinsky présente dans cette pièce tout son génie et son non académisme. Jugé scandaleux la première fois qu’il fut montré, aujourd’hui il continue d’interloquer les spectateurs. Les spectateurs de ma loge, apparemment novices, semblent choqués, vu leurs commentaires. Pour eux, ce n’est pas de la danse. Or pour moi tout est là. Ces gestes qu’a inventés Nijinsky sont merveilleux. Ils sont chorégraphiés au millimètre près. La justesse de la scénographie, véritable démonstration géométrique, éblouit le regard. La douceur du mythe russe nous enchante grâce à la musique de Debussy. C’est là le grand génie de cette pièce. Elle parvient avec peu de choses à nous replonger
dans des histoires merveilleuses ; petit à petit se bâtit dans notre imagination un univers fantasmagorique alimenté en permanence par l’apparition des nymphes, les sauts du faune et cette danse du voile dans laquelle la séduction paraît sans limite. A mon sens, l’après midi d’un faune est un des plus grands ballets du XXème siècle. Le génie de Nijinsky que l’on aperçoit ici, se déploie entièrement dans le Sacre du Printemps (pour ceux qui ont eu la chance de le voir à Bordeaux, sous la direction de Charles Jude).

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Le Tricorne est l’exemple le plus frappant de la collaboration entre artistes. Ici, c’est Pablo Picasso qui a été mis au travail pour la création. Il a réalisé les décors et les
costumes, qui sont sublimes, éclatants de couleurs et de formes. Là encore, le génie russe est à l’œuvre. L’œuvre est totalement hispanique, costumes, décors, musique (par un compositeur hispanique (Manuel de Falla) mais bien sûr chorégraphie. Ceux qui attendent les pointes et les tutus peuvent rentrer chez eux. On est sur une place d’un village en Espagne et les gens dansent, claquent des doigts, tapent dans les tambourins. Nous sommes passés le temps d’un précipité,  de la taïga mystérieuse à un petit port le long de la Méditerranée. Quel spectacle avec José Martinez qui contribue au voyage!

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Le Spectre de la rose est un exercice réussi. Je dis exercice, car cela représente pour moi un exercice de base (qui n’en pas pas pour autant aisé) en matière de chorégraphie. Prendre un poème, et délabyrinther les mots pour en faire des gestes. Inventer ce langage corporel pour traduire les mots de Théophile Gautier. L’atmosphère du poème est habilement retranscrite et présente la même douceur.

« Soulève ta paupière close
Qu’effleure un songe virginal ;
Je suis le spectre d’une rose
Que tu portais hier au bal.
Tu me pris encore emperlée
Des pleurs d’argent de l’arrosoir,
Et parmi la fête étoilée
Tu me promenas tout le soir. »

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Le spectacle se clôt dans une ambiance russe. Le titre est déjà l’objet de l’exotisme et du voyage vers ce grand pays. Petrouchka est un drame qui touche chacun. Un pantin,
malheureux à cause de son humanisation par un grand sorcier et de son amour non partagée pour une poupée russe, nous touche et nous émeut jusqu’à la dernière minute. Petrouchka mélancolique rêve d’une vie meilleure où il s’échapperait de cette boîte avec sa jolie poupée, laquelle ne pense pas à Petrouchka mais qui est totalement éprise du Maure. Petrouchka est battu, humilié. Le pantin de chiffon a le coeur qui saigne. Il est par son amour et sa passion devenu plus humain, tellement humain qu’il en meurt. Le sorcier se croît tiré d’affaire, ce n’est qu’un pantin de chiffon, mais non, l’âme de Petrouchka est là et hante cet ensorceleur de poupée. L’amour de ce pantin est sans limite est flotte sur les décors, sur les visages et dans toute la salle du Palais Garnier. Petrouchka a quelque chose de magique, nous sommes aussi des pantins ensorcelés qui, absorbés par le spectacle tragique, sommes confrontés à une réalité bien morose au tomber
du rideau. Que dire de la prestation de Nicolas Le Riche… rien une fois de plus parfait. Le masque de Petrouchka reste sur son visage même pendant le salut, il doit être bien difficile de sortir de ce rôle très touchant.

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A NE PAS MANQUER!! RETRANSMISSION LE VENDREDI
1ER JANVIER À 13H50 SUR FRANCE 3

  • Revue de presse sur le net


Article du Point

Article de culture.fr

Article du Figaroscope à propos de la soirée de gala du 16
décembre

Article du Figaroscope à propos de l’exposition sur les ballets russes

Critique d’evene.fr

  • Et dans les kiosques

Hors Série DANSER sur les Ballets russes

Connaissances des arts sur les ballets russes

  • Quelques vidéos disponibles sur le net

Noureev dans l’Après Midi d’un faune.

Le spectre de la rose dansé par Margot Fonteyn et Barishnikov

Petrouchka avec Monique Loudières

  • Distribution du 20 décembre 2009
Spectre de la Rose (Le)
LE SPECTRE Emmanuel Thibault
LA JEUNE FILLE Clairemarie Osta
Après midi d’un faune (L’)
LE FAUNE Jérémie Belingard
LA NYMPHE Amandine Albisson (changement dernière minute à place d’Émilie Cozette)
Tricorne (Le)
LE MEUNIER Jose Martinez
LA FEMME DU MEUNIER Stéphanie Romberg
Petrouchka
PETROUCHKA Nicolas Le Riche
LA POUPEE Eve Grinsztajn
LE MAURE Stéphane Bullion
LE CHARLATAN Michaël Denard