Balanchine

Miami City Ballet programme Balanchine/Taylor

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© Les étés de la danse

Décidément cette compagnie me charme. J’avais hâte de voir Les quatre Tempéraments, j’en gardais un très bon souvenir à l’Opéra de Paris, en 2003, avec Dupont et Romoli dans « sanguin » et Le Riche dans « flegmatique ». Par cette compagnie qui a Balanchine dans la peau, cela ne pouvait être que bien. Les Quatre Tempéraments, c’est un bijou chorégraphique, quelque chose de très singulier. Quatre Tempéraments, mélancolique, sanguin, flegmatique et colérique. Quatre styles, quatre langages. Le tout en justaucorps noirs et blancs. La musique très jazzy, est parfois à contresens de la chorégraphie. Le tempérament est toujours mis en valeur, par des danseurs qui entrent en étoile pour laisser le soliste au centre. On navigue entre différents styles. J’adore les grands battements qui imposent tout de suite un groupe de danseuses, les courses avec les genoux qui montent, les bras à la seconde avec les poignets cassés. Le travail de pointes est incroyablement précis. On ne peut pas tricoter avec les jambes. C’est tellement bien réglé sur la musique, que dès que le ballet n’est pas ensemble, cela devient désagréable. Dans l’ensemble, le Miami city Ballet, s’en sort bien, et on peut dire que leur danse est propre. je passe un très bon moment à revoir ce ballet, c’est bien dansé, enjoué, et une fois encore je suis conquise par cette compagnie.

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© Les étés de la danse

Je n’avais pas lu le propos du ballet suivant, Promethean Fire, et cela m’a bien plu. Paul Taylor fait partie de l’école de la post modern dance, dans le style de
Martha Graham pour la faire courte. De ce que j’avais vu de Paul Taylor dansé par les élèves du CNSMDP ou en vidéo au CND, le style ne m’avais jamais charmée. Bien au contraire, ce sont plutôt des souvenirs ennuyeux. Je m’attendais donc à souffrir pendant la durée de ce ballet. Ce ne fut pas le cas. Rien d’original, toujours ce style taylorien très année 70. Tous en académique noir (j’adore ! )sur fond noir. Taylor utilise beaucoup les mouvements circulaires, des lignes qui s’enroulent et se déroulent pour former ensuite des formes qui imposent quelque chose de puissant dans l’espace, comme des triangles. Le pas de deux qui commence dans la lumière rouge comporte de très beaux portés. Les lignes des corps noirs dans cette demi obscurité laissent des pointillés et des flous dans l’espace. L’amoncellement des corps les uns sur les autres rappellent à l’évidence la catastrophe (et oui maintenant que je sais de quoi il s’agit, je fais des liens!). De toute évidence, on est dans le style fin de monde, grande messe and cie. Pour moi qui m’attendait à un ennui profond et à un désintérêt chorégraphique, ce ne fut pas le cas. Seul point ultra négatif : la musique enregistrée d’une piètre qualité…. une horreur !

 

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© Les étés de la danse

Je savais que Thèmes et Variations était une sorte d’hommage au ballet classique. Un hommage à l’américaine ! Bonjour carton pâte, tiares shiny, shiny, tutus aux
couleurs tout droit sorties de Disneyland, et les indispensables faux lustres à pampilles ! Avec autant de paillettes, plus une musique de Tchaïkovsky qui ne m’enthousiasme pas plus que ça, j’ai eu du mal à me concentrer sur la chorégraphie qui pourtant recèle de trésors tant dans sa construction que dans les mouvements. 12 variations qui se succèdent avec un couple de solistes au milieu. Toujours impressionnant techniquement, cela va très vite, et les variations s’enchaînent, sans parfois me laisser le temps de les découvrir. Il y a encore cette structure de concerto, où le couple de solistes répond et s’enrichit des variations du corps de ballet, contrairement aux grands ballets classiques où la ballerine se multiplie à l’infini sur le corps de ballet.

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© Les étés de la danse

Encore une très belle soirée. Je remercie Amélie pour la place. Il vous reste encore une semaine pour aller voir cette compagnie. Courez-y !

 

  • Distribution du mardi 12 juillet

 

The Four Temperaments

First Theme

Katia Carranza        Michael Sean Breeden

Second Theme

Tricia Albertson        Didier Bramaz

Third Theme

Amanda Weingarten        Carlos Miguel Guerra

Melancholic

Kleber Rebello

Zoe Zien        Ashley Knox

Helen Ruiz      Cindy Huang        Rebecca King        Nicole Stalker

Sanguinic

Patricia Delgado    Renan Cerdeiro

Jennifer Lauren    Leigh-Ann Esty       Sara Esty       Nathalia Arja

Phlegmatic

Isanusi Garcia-Rodriguez

Christie Sciturro     Elizabeth Smedley      Suzanne Limbrunner     Callie Manning

Choleric

Adrienne Carter

Promethean Fire

Tricia Albertson        Yann Trividic


Theme and Variations

Jeanette Delgado        Renato Penteado

 

  • Bonus vidéo : thèmes & variations

 

 

Nouvelles de la semaine du 11 juillet

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Hier fut un jour très triste pour le monde de la danse. Alors que j’allais prendre le cours d’Allister Madin à Châtillon, mon téléphone sonne et ma mère m’annonce que Roland Petit est mort. Quelle tristesse j’ai ressentie à ce moment là, comme un moment de flottement. Non, pas encore un grand nom de la danse qui s’en va, pas Roland Petit qu’on a vu si en forme en septembre dernier à Garnier.. Il est mort à Genève, chez lui, à 87 ans. Roland Petit, fils de Rose Repetto et d’un père patron de café qui le pousse à entrer à l’école de danse de l’Opéra, où il va y faire ses premières classes de danse. Là il y rencontre Zizi Jeanmaire, l’amour de sa vie pour qui il créera le sublime Carmen et d’autres shows de cabaret, dont le célèbre Mon truc en plumes. Parmi les chefs-d’œuvre qu’il a créés, on ne peut s’empêcher de penser au poignant Jeune homme et la mort, à son Arlésienne, à Notre-Dame de Paris, à Proust ou les Intermittences du coeur, à Clavigo, la Dame de Pique et j’en oublie. Sans compter la quarantaine de ballets créés pour le Ballet de Marseille, mais dont malheureusement la compagnie n’a plus les droits. Roland Petit savait raconter des histoires, ses ballets narratifs pouvaient emmener tout le monde car sa danse était simple et lisible. Il savait prendre les meilleurs danseurs pour donner de l’émotion. Un ballet de Roland Petit ne pouvait pas vous laisser indifférent, il se passait quelque chose de fort.

Mon ballet préféré reste le Jeune Homme et la mort, vu encore trois fois à l’automne dernier avec Le Riche, si merveilleux dans ce rôle. Je vous mets l’extrait avec Le Riche, mais n’hésitez pas à regarder la version dansée par Noureev et Zizi, à écouter Jean Babilée en parler, à voir la version Jérémie Bélingard/Alice Renavand.

 

A lire dans la presse : Le NY Times,
Libération, Le Parisien, petit reportage sur TF1, Télérama, Le Point, petit docu sur Culturebox, Le monde, L’express, Le Figaro (Ariane Bavelier).

Ce soir à 00h50 Le Rendez-vous avec Nicolas Le Riche

  • L’au revoir de la semaine : José Martinez fait ses adieux à Garnier

Difficile aujourd’hui d’utiliser le mot « adieux » quand Roland Petit vient de nous quitter. Vendredi 15 juillet, un hommage sera rendu au danseur étoile et chorégraphe José Martinez. Après la dernière représentation des Enfants du paradis, José Martinez fera ses adieux à la scène. Il deviendra désormais le directeur de la compagnie nationale de danse à Madrid. Il reviendra danser à Garnier dès la rentrée comme étoile invitée.

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© Anne Deniau

  • Sortir à Paris cette semaine

Plein de choses à faire ! Aujourd’hui, vous pouvez vous faire une journée cinémathèque, à partir de 12h jusqu’à 22h diffusion de films autour de Balanchine. Et voilà le programme :

  • 12h00
    Dancing for Mister B, Six Balanchine Ballerinas
  • 14h00
    Jerome Robbins, Something to Dance About
  • 16h30
    Baryshnikov by Tharp
  • 18h00
    Fancy Free
  • 20h00
    Interview de Balanchine / My Funny Balanchine / Man Who Dances: Edward Villella
  • 22h00
    A Midsummer Night’s Dream

Bien sûr, il faut aussi aller voir le Miami City Ballet, que j’ai vu deux fois la semaine dernière et dont j’ai un souvenir génial. J’ai hâte d’y retourner demain (merci Amélie). Cette compagnie est un petit trésor, qui danse du Balanchine comme personne, courrez-y !
Pensez à aller assister au cours public qui a lieu le vendredi à midi (loupé la semaine dernière pour moi, donc cette semaine j’y serai ! )

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On peut aussi aller à Garnier voir ou revoir les Enfants du Paradis. J’y retourne le 14 et le 15. Vous pouvez aussi aller voir la dernière création de Wayne Mc Gregor à Bastille. Oui il y a encore des choses à faire à Paris !

  • La vidéo de la semaine : Notre-Dame de Paris de Roland Petit

Pourquoi cette vidéo ? Parce que Nicolas Le Riche, parce que j’adore la variation d’Esmeralda, celles de Frollo, j’aime la musique de ce ballet et ses couleurs. A voir et à revoir…

 

Gala du Miami City Ballet

Le miami city ballet aux étés de la danse

© Les étés de la danse

Quelle soirée ! Après la générale prometteuse d’hier soir, c’est pleine de joie que je rejoins Ariane D*** pour aller à la soirée de Gala du Miami City Ballet. Devant le Châtelet, je m’amuse des tenues des américaines, sooooo chic pour cette soirée. J’aime bien quand ça joue le jeu à fond et là on peut dire que je suis servie.

La soirée s’ouvre avec Symphony in Three Movements et dès que le rideau s’ouvre, la diagonale de jeunes femmes en justaucorps blanc en impose. J’entre tout de suite dans
cette chorégraphie où les bras et les jambes sont tout de suite mis dans un répertoire jazz. La musique de Stravinsky permet aux danseurs d’attaquer dans une énergie forte, qui me cloue tout de suite au fond de mon siège. Là encore, comme hier, j’ai le souffle coupé sur des ensembles parfaitement réglés. Les diagonales et les lignes se multiplient à mesure des tableaux qui se succèdent. Ce que j’apprécie c’est qu’on est complètement embarqué dans un délire chorégraphique. Pas d’histoire, juste de la danse. Les justaucorps mettent en valeur les danseuses, pas moyen de tricher, il faut que ce soit impeccable. Et ça l’est je peux vous le dire ! Au milieu de chorégraphies très géométriques, viennent danser des couples avec une aisance et une énergie différente. Des ondulations viennent se glisser dans les corps, les dos se placent différemment. Les bras tranchent l’espace, les mouvements s’animalisent, tout s’éveille comme les instruments d’un orchestre symphonique. C’est très impressionnant de voir l’énergie engagée par la troupe à la fin du ballet. Conquise je le suis et les applaudissements généreux sont bien mérités.

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© Les étés de la danse

J’attendais beaucoup d’Afternoon of a Faun. J’adore cette pièce. Robbins a l’intelligence de prendre un danseur à la place de l’animal. Les gens qui ne connaissent rien à la danse et qui sont plein de clichés quant au monde du ballet, ne savent pas à quel point un danseur peut être sensuel. La scène est simple, une salle de danse. Au sol, un danseur se repose, replié sur lui même tel un chat. Il s’éveille. La tenue met en valeur ce corps athlétique et musclé. Une danseuse arrive dans la salle. Entre eux il se passe quelque chose de chimique, une tension, une attraction très forte. Bon le problème c’est que ce soir là, je reste un peu sur ma faim de ce côté là. C’est très propre, trop? Cela manque cruellement de sensualité et de passion à mon goût. J’ai un souvenir Le Riche Abbagnato, complètement géniaux, qui a eu du mal à être effacé par la performance de ce soir. C’est bien dansé, c’est très bien dansé, mais c’est un peu fade, cela n’a pas beaucoup de goût.

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© Les étés de la danse

Une fois encore ce soir, la Tarentelle remplit ses promesses ! Explosif, plein de sourires, plein de coup de tambourins, en l’espace de 7 minutes on est plongé au
coeur de Napoli. Les deux interprètes sont encore plus en forme qu’à la générale d’hier. Les sauts sont amples et retombent à merveille en cinquième. Le couple semble complice. Leur musicalité est vraiment éblouissante et ce genre de musique ne vous laisse pas la possibilité de faire une erreur. Il faut taper sur le temps dans le tambourin, sauter sur l’accent pour retomber pile sur la note. Il faut danser sur la partition, jouer de malice, amuser le public. Hier le public applaudissait entre les variations. Ce soir le couple ne lui laisse même pas le temps de respirer, il le happe, moi la première, et ne le lâche pas jusqu’à la fin. Un pur moment de joie…

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© Les étés de la danse

Le Ballet Imperial m’avait un peu laissée sur ma faim hier, dans le sens où je n’avais pas été convaincue par Mary Carmen Catoya qui m’avait glacée pendant tout le long
du ballet. Chacune de ses apparitions sur scène était assez désagréables. Aujourd’hui il faut oublier tout cela, la belle est en grande forme, affiche un sourire à toute épreuve et devient une vraie impératrice balanchinienne. J’apprécie d’autant plus la chorégraphie que je l’ai bien en tête d’hier, elle est pleine de subtilités, de petits pas sautés, glissés, de regards appuyés, de piqués suspendus, suivis de petits sauts battus qui font toujours leur effet. Je prends encore beaucoup de plaisir à voir ce ballet.

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© Les étés de la danse

La soirée se termine sur la terrasse du Châtelet autour d’un repas et de discussions de balletomanes avec A*** et D***. Gros débat sur Guillem, j’attends avec impatience le mail de D*** qui va la voir à Londres prochainement et qui doit me donner ses impressions. En tous les cas, c’est bien ici la plus belle loge de Paris !

  • Distribution du 06 juillet

Symphony in Three Movements

Katia Carranza   Carlos Guerra

Tricia Albertson    Daniel Baker                    Patricia Delgado    Renan Cerdeiro

 

Afternoon of a Faun

Jennifer Carlynn Kronenberg        Carlos Miguel Guerra

 

Tarantella

Jeanette Delgado    Kleber Rebello

 

Ballet Imperial

Mary Carmen Catoya        Renato Penteado

Patricia Delgado

Renan Cerdeiro        Didier Bramaz

 

  • Thème et variations en extrait vidéo

 

  • Ballet Impérial extrait vidéo

 

Balanchine in Paris par Dominique Delouche

GEORGE BALANCHINE

Mon dilemne d’hier soir s’est finalement conclu en allant à la cinémathèque pour y rejoindre Fab et autres balletomanes. On y présentait donc le dernier film de Dominique Delouche, cinéaste désormais consacré à la danse.

Balanchine in Paris est construit de la manière suivante ; Ghyslaine Thesmar est interviewée par le réalisateur et elle fait le lien entre les différents extraits. L’idée est de montrer comment se fait la transmission d’un ballet, d’un pas de deux, et surtout ce qu’était la danse de Balanchine. Une danse tournée et centrée sur les femmes, sur ces bijoux, ces parfums que Balanchine mettait dans des écrins, pour qui il écrivait de superbes chorégraphies.

Avant la projection, Brigitte Lefèvre dit quelques mots et Dominique Delouche qui nous lit une lettre de Ghyslaine Thesmar qui ne peut pas être là ce soir.

On commence avec Le Palais de Cristal. On va voir Isabelle Ciaravola et Hervé Moreau en répétition avec Ghyslaine Thesmar dans le grand adage du 2ème mouvement, le tout
superposé avec Ghyslaine Thesmar et Mickaël Denard dansant la même chose dans le Grand Escalier de Garnier. Les corrections de Thesmar portent beaucoup sur des ports de têtes ou des ports de bras qui doivent être plus grands, plus intense qu’en danse classique. L’adage est très beau, même si il vrai que le danseur n’y fait pas grand chose. On voit d’ailleurs un extrait où Balanchine retenait le garçon en coulisses pour que seule la ballerine ait les applaudissements et ovation du public.

On continue avec Le Chant du Rossignol où Myriam Ould-Braham prend un cours avec Alicia Markova qui lui transmet tout ce qu’elle a appris de Mister B. La danseuse avait
14 ans en 1925 quand elle a dansé cette variation pour la première fois. C’est le début de l’apprentissage et Markova corrige avec rigueur la jolie première danseuse. Les jambes doivent être moins hautes, les mouvements plus à l’écoute de la musique. Elle partage avec Ould-Braham et Platel qui assiste à la répétition, sa relation avec Balanchine, ses cours, tout ce qui lui a transmis. C’est un des moments les plus intéressants du film, car se pose la question de l’interprétation. Jusqu’à quel point un danseur a t-il la liberté de mettre sa touche de couleur ? A partir de quel point on change la chorégraphie ?

Ensuite Delouche nous colle un extrait qu’on connaît déjà, entre Violette Verdy et Monique Lourdières travaillant sur Sonatine. Sur grand écran ce n’est pas top, car la qualité de l’image est vraiment mauvaise. L’enthousiasme débordant de Verdy, ses petites phrases si propres à elle, et la danse de Loudières en font quand même un bon extrait sur la transmission mais une restauration n’aurait pas fait de mal.

On continue avec La Somnambule dansée par Muriel Hallé et Valéry Collin. Ici Nina Vyroubova et Milorad Miskovitch transmettent d’une façon différente. Ils dansent avec
eux. puis ils échangent de partenaires pour apprendre à l’un et à l’autre son rôle. La leçon se finit par la variation complète filmé dans une obscurité douce qui sublime la danse.

La dernière leçon est d’une beauté toute particulière puisqu’elle met en scène Violette Verdy transmettant à Lucia Lacarra et Cyrille Pierre une valse. La scène se passe dans le petit foyer de la danse à Garnier.C’est le plus beau moment du film, Lacarra prend la lumière d’une façon merveilleuse, sa danse est impeccable, Violette Verdy s’éblouit devant tant de beauté. Ses métaphores autour du chat font une fois de plus rire l’assemblée, mais de voir toute la tendresse avec laquelle elle donne son savoir est un vrai bonheur.

Le film est bien rôdé, rien d’original ni dans la construction ni dans les extraits choisis mais il a le mérite de présenter au public le travail de Balanchine pour la Ballerine dans les pas de deux. Il est maintenant disponible en DVD.

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Les cinq leçons du film :

  • Le Palais de Cristal/Symphony in C
    Musique de Georges Bizet, chorégraphie Balanchine (1947/1949)
    Ghislaine Thesmar transmet à Isabelle Ciaravola et Hervé Moreau, étoiles de l’Opéra de Paris
  • Le Rossignol
    Musique Igor Stravinski, chorégraphie Balanchine (1929)
    Dame Alicia Markova transmet à Myriam Ould Braham, première danseuse de l’Opéra de Paris
  • La Somnambule
    Musique Bellini, chorégraphie Balanchine (1960)
    Nina Vyroubova et Milorad Miskovitch transmettent à Muriel Hallé et Valery Colin, sujets à l’Opéra de Paris
  • Liebeslieder Walzer
    Musique Brahms, chorégraphie Balanchine (1960)
    Violette Verdy transmet à Lucia Lacarra et Cyrille Pierre, étoiles au Bayerisches Staatsballett
  • Sonatine
    Musique Ravel, chorégraphie Balanchine (1975)
    Violette Verdy transmet à Monique Loudières, étoile de l’Opéra de Paris

 

« Balanchine disparu, il nous reste des ballets qui ne survivent que grâce au geste et au dire des danseurs, ceux-là mêmes sur qui Mr B. a sculpté de première main sa chorégraphie. Ce sont ces figures historiques, ses muses que j’ai convoquées afin qu’elles déposent, tel un pollen, leur héritage balanchinien auprès de nouvelles générations de danseurs. Alicia Markova avec le concours d’Élisabeth Platel, Nina Vyroubova et surtout Violette Verdy et Ghislaine Thesmar m’ont livré les bribes d’un patrimoine génétique, alimentant chez moi cette lente poursuite d’une anamnèse, c’est-à-dire d’une mainmise sur le temps qui passe » – Dominique Delouche

A voir cette vidéo extraite de Violette Verdy et Mr. B.

Nouvelles de la semaine du 4 juillet

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L’anatomie de la sensation Wayne Mc Gregor ©Agathe Poupeney /PhotoScene.fr

Ouf le petit rat est en vacances et va enfin pouvoir rattraper son retard d’écriture. Au mois de juin, vous l’avez sans doute constaté je n’ai pas été très productive. Mes chroniques sont écrites mais dans mes jolis petits carnets et il faut donc que je les tape. Cette semaine, il va y avoir une pluie d’articles! Comptes rendus des répétitions des Enfants du Paradis, conférence avec Wayne Mac Gregor, compte rendus de la première des Enfants du Paradis, de la première de L’anatomie de la Sensation, mes lectures, bref il y a du boulot !

  • La sortie ballet de la semaine : Les étés de la danse au Châtelet

Cette année c’est le Miami City Ballet qui vient avec un programme très américain et très alléchant. Pour le moment je vais à la générale demain soir et à la première mercredi. 17
représentations, 17 programmes. A vous de piocher et de vous régaler.

Mercredi 6 juillet
à 20h
Soirée d’ouverture
en hommage
à George Balanchine
et Jerome Robbins
Symphony in Three Movements
(Balanchine-Stravinsky
Afternoon of a Faun
(Robbins-Debussy
Tarantella
 (Balanchine-Gottschalk
Ballet Imperial
 (Balanchine-Tchaikovski)
Jeudi 7 juillet
à 20h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi
La Valse
 (Balanchine – Ravel
In the Upper Room
 (Tharp – Glass)
Vendredi 8 juillet
à 12h
Cours en public
Vendredi 8 juillet
à 20h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi
La Valse
 (Balanchine-Ravel)
Symphony in Three Movements
(Balanchine-Stravinsky)
Samedi 9 juillet
à 15h
Symphony in Three Movements
(Balanchine-Stravinsky
Afternoon of a Faun

(Robbins-Debussy
Liturgy 
(Wheeldon-Pärt
Ballet Imperial
 (Balanchine-Tchaikovski)
Samedi 9 juillet
à 20h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi)
The Four Temperaments/Les Quatre Tempéraments
(Balanchine-Hindemith
In the Upper
 Room (Tharp-Glass)
Dimanche 10 juillet
à partir de 12h
Projection de films 

Mardi 12 juillet
à 20h
The Four Temperaments/Les Quatre Tempéraments
(Balanchine-Hindemith
Promethean Fire 
(Taylor-Bach
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski)
Mercredi 13 juillet
à 20h
The Four Temperaments/Les Quatre Tempéraments (Balanchine-Hindemith)
La Valse (Balanchine-Ravel)
Western Symphony (Balanchine-Kay)
Jeudi 14 juillet
à 20h
La Valse (Balanchine-Ravel)
In the Night (Robbins-Chopin
Symphony in Three Movements
(Balanchine-Stravinsky)
Vendredi 15 juillet
à 12h
Cours en public
Vendredi 15 juillet
à 20h
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski
Promethean Fire 
(Taylor-Bach
Nine Sinatra Songs
(Tharp-Arlen/Mercer/Cahn)
Samedi 16 juillet
à 15h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi
In the Night
 (Robbins-Chopin
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski)
Samedi 16 juillet
à 20h
The Four Temperaments/Les Quatre Tempéraments (Balanchine-Hindemith)
Promethean Fire (Taylor-Bach
Western Symphony
 (Balanchine-Kay)
Dimanche 17 juillet
à partir de 12h
Projection de films
Mardi 19 juillet
à 20h
Nine Sinatra Songs
(Tharp-Arlen/Mercer/Cahn
Afternoon of a Faun
 (Robbins-Debussy)
Liturgy (Wheeldon-Pärt)
Ballet Imperial (Balanchine-Tchaikovski)
Mercredi 20 juillet
à 20h
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski
Promethean Fire
 (Taylor-Bach
Nine Sinatra Songs
(Tharp-Arlen/Mercer/Cahn)
Jeudi 21 juillet
à 20h
Theme and Variations
(Balanchine-Tchaikovski)
In the Night (Robbins-Chopin)
In the Upper Room (Tharp-Glass)
Vendredi 22 juillet
à 12h
Cours en public
Vendredi 22 juillet
à 20h
Western Symphony (Balanchine-Kay
In the Night
 (Robbins-Chopin
In the Upper Room
 (Tharp-Glass)
Samedi 23 juillet
à 15h
Western Symphony (Balanchine-Kay
Afternoon of a Faun

(Robbins-Debussy
Liturgy
 (Wheeldon-Pärt
Nine Sinatra Songs
(Tharp-Arlen/Mercer/Cahn)
Samedi 23 juillet
à 20h
Square Dance
(Balanchine-Corelli/Vivaldi) 
Afternoon of a Faun

(Robbins-Debussy
Liturgy
 (Wheeldon-Pärt
Ballet Imperial
 (Balanchine-Tchaikovski)

 

Plus d’infos pour les réservations et autres, suivez le lien

A noter aussi, les étés de la danse se poursuivent en septembre avec la venue de Baryshnikov pour une pièce In Paris. Je vous en reparlerai d’ici là.

A suivre aussi le blog de la compagnie, très sympa, vivant et très agréable à lire.

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  • Le dilemne ciné de la semaine : Pina ou Balanchine??

Lundi 4 juillet, 2 projections, toutes les deux intéressantes. D’un côté Pina Bausch au Théâtre de la Ville. A 20h30 sera projeté son film La Plainte de l’Impératrice, seul film réalisé par la chorégraphe. Film rare, très difficile à se procurer, c’est l’occasion ou jamais. Pour réserver (tarif 10€), téléphonez au 01.42.74.22.77.

De l’autre côté soirée Balanchine à la cinémathèque de la danse. Balanchine in Paris est un film réalisé par Dominique Delouche sur le travail de Mister B. En plein dans le sujet des
étés de la danse…

Que faire? Je crois que je vais pencher pour la cinémathèque, je boude toujours le Théâtre de la Ville.

  • La presse de la semaine

Danse magazine numéro de juillet

Danse fait sa couv’ avec la superbe Isabelle Ciaravola qui éblouit tous les spectateurs dans Les Enfants du Paradis. La danseuse étoile est ici dans un rôle taillé sur mesure qui met en valeur ses qualités techniques et son grand talent d’interprétation. C’est la Garance la plus convaincante que j’ai vue. A lire dans Danse, un article sur Isabelle Ciaravola, sur le Onegin au Royal Ballet, un portrait de Stéphanie Romberg, les comptes rendus de Rain, de Jewels par le ballet de la Scala et bien d’autres.

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Danser fait un numéro double juillet-août avec en couverture les danseurs du Miami City Ballet. A l’intérieur, un super dossier Danse et amour, très bien fait, je l’ai lu samedi
sur le chemin de mon cours de danse. Plein d’article sur les couples de danse, la sensualité des corps, le sexe dans la danse, la pantomime de l’amour. Un grand article sur Mac Gregor à lire aussi, si vous appréciez le travail du chorégraphe en ce moment à Paris. Et bien sûr la venue du Miami City Ballet avec un programme plus qu’alléchant !

  • Le concours de la semaine : entrer à l’Opéra de Paris

Le concours interne est passé et les heureux élus sont :

Laura Bachman

Mathieu Contat

Germain Louvet

Hugo Marchand

Jérémy Loup-Quer

Pour l’externe, j’avais une grosse pensée pour Victoire Debay, qui n’a pas été récompensée de son travail, j’espère qu’elle repassera l’an prochain. Les résultats sont :

Caroline Osmon

Maxime Thomas

Bravo à toutes celles et ceux qui ont réussi !

  • Le bonus vidéo de la semaine : encore du Balanchine !

Les quatre Tempéraments sont une des premières pièces que j’ai découvertes de Mister B. et j’avais été complètement conquise par le style épuré, black and white, du
chorégraphe. Les lignes du ballet sont superbes, dans un langage simple et d’une beauté sans égale.