L’arlésienne Roland Petit Programme Lifar/Petit/Béjart 6/02/2009





« De bon matin, j’ai rencontré le train de trois grands rois qui partaient en voyage ». J’entends la chanson qui
résonne dans ma tête. La Suite n°1 de Bizet m’envahit d’une façon désagréable. Je ne parviens pas à fixer mon attention sur la chorégraphie. Une ligne
de danseurs apparaît et disparaît. On se croirait dans une danse traditionnelle, dans ces grands shows où deux cents danseurs s’alignent pour taper des pieds. La première partie est d’un ennui sans
nom. La variation de fin sauve le ballet. Benjamin Pech signe une très belle performance. C’est d’ailleurs dans ce rôle qu’il a été nommé étoile. Il est ce personnage fuyant celle qui le désire (ce
soir là interprétée par Delphine Moussin) recherchant désespérémen
t celle qu’il
aime.


Je crois que la première partie est trop proche du texte d’Alphonse Daudet, trop lisible, et sans grand intérêt chorégraphique.
Il n’y a que dans la dernière variation que l’on sent vivre l’Arlésienne. Elle respire à travers les pores de Benjamin Pech. Elle l’envahit et le pousse au suicide final.

Distribution: Benjamin Pech (Frederi), Delphine Moussin (Vivette)
61 ème représentation (entrée au répertoire le 6 novembre 1997)
Musique Georges Bizet (Suites n° 1 et n° 2)
Chorégraphie Roland Petit
Décors d’après René Allio
Costumes Christine Laurent

 

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