Concours interne de l’Opéra femmes 2011

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Ce matin, je cours, je file, mais j’arrive avec un quart d’heure de retard pour les quadrilles. Je rentre discrètement dans ma loge, essoufflée et heureuse d’être là. J’entre dans ma loge, très bien placée, je vois parfaitement la scène.

  • Quadrilles, passage à 10h00

Variation imposée : La Belle au bois Dormant, Noureev, variation du 3ème acte Aurore.

Nombre de poste(s) à pourvoir : 4 postes de coryphées

Classement et promotion :

1. Marine Ganio, promue

2. Juliette Hilaire, promue

3. Lydie Vareilhes, promue

4. Letizia Galloni, promue

5. Jennifer Visocchi

6. Léonore Baulac

 

Les impressions du petit rat : La variation imposée était pour moi difficile, car longue, technique et sans oublier une interprétation qui doit être nuancée tout au long de la variation. Le rythme est changeant avec des sauts qui peuvent couper les jambes. Marion Barbeau a montré une belle technique, sans faire l’impasse sur une interprétation de qualité. Léonore Baulac m’a semblé tendue et crispée, dans cette variation, qui pourtant lui correspond bien. Leila Dihlac était aussi une des plus à l’aise techniquement, avec de belles nuances. Miho Fuhji était toute en délicatesse, avec un travail de bas de jambes
très propre. Letizia Galloni m’a semblé un peu trop sévère en comparaison de l’enthousiasme et de la générosité de Marine Ganio, qui a dominé sa classe. J’ai
découvert la jeune Amélie Joannidès qui m’a fait forte impression, par sa légèreté et son port de tête. Sophia Parcen a quant à elle produit comme tous les ans, une prestation de grande qualité.

S’en suivent les variations libres. Lydie Vareilhes met tout de suite la barre très haut avec un Forsythe impeccable. Très à l’aise, elle a fait le bon choix. On ne peut pas en dire autant de Marion Barbeau qui choisit de nouveau une variation extraite de La Belle au bois dormant. On ne voit donc rien de plus de ses qualités. Les rôles de séductrices, comme Esmeralda ou Carmen, sont trop durs techniquement, et l’interprétation passe souvent à la trappe. C’est bien dommage car les danseuses qui ont fait ce choix sont
souvent solides techniquement. Leila Dihlac  est très aérienne en printemps, tandis que Lucie Fenwick se perd malheureusement avec la musique. Il faut dire que le (ou la) pianiste est absolument désastreux et les mesures qui sautent, ou le rythme qui change est monnaie courante. Marine Ganio me fait la plus forte impression, on peut dire qu’elle ne badine pas avec la danse, mais flotte sur scène. Voilà une première place amplement méritée. Il était temps que cette jeune femme monte de classe, avec autant de talent, de
personnalité et de technique. L’autre danseuse qui m’a beaucoup marquée et que je ne vois pas ressortir du classement est Miho Fuhji. Sa variation des Mirages était
bouleversante et très poétique. Je ne comprends pas qu’elle ne soit pas, au moins, classée. Juliette Hilaire a présenté une variation impeccable, avec une très bonne énergie et un bel enthousiasme.  

Si vous ne me suivez pas sur Twitter, voici le classement que j’avais posté : Miho Fuhji, Marine Ganio, Lydie Vareihles, Sofia Parcen et Joanilles. J’aurais pu rajouter Hilaire
mais je n’avais pas été convaincue par son imposée.

Lydie Vareilhes, 22 ans
Pas/Parts de William Forsythe

Gwenaëlle Vauthier, 30 ans
La Maison de Bernarda
, Mats Ek, Variation de la soeur bossue.

Jennifer Visocchi, 22 ans
Carmen
, Roland Petit, variation de la Taverne

Anémone Arnaud, 28 ans
Bergamasque
, Jean-Guillaume Bart

Marion Barbeau, 20 ans
La Belle au Bois dormant
, Rudolf Noureev d’après Marius Petipa, Acte II vision d’Aurore

Léonore Baulac, 21 ans
Vaslaw
, John Neumeier

Julia Cogan, 19 ans
Suite en Blanc
, Serge Lifar, variation de la flûte.

Emma D’Humières, 19 ans
Grand Pas Classique
, Victor Gsovsky

Leila Dilhac, 29 ans
The Four Seasons
, Jerome Robbins, variation du printemps

Lucie Fenwick, 23 ans
The Four Seasons
, Jerome Robbins, variation de l’automne

Miho Fujhi, 31 ans
Les Mirages
, Serge Lifar, variation de l’ombre

Letizia Galloni, 20 ans
Diane et Actéon
, Agrippina Vaganova

Claire Gandolfi
Paquita
, d’après Marius Petipa, variation de Paquita

Marine Ganio, 23 ans
Magnificat
, John Neumeier, Badinerie

Emilie Hasboun
Notre-Dame de Paris
, Roland Petit, Acte I variation d’Esmeralda

Juliette Hilaire, 22 ans
In the middle, somewhat elevated
, William Forsythe.

Amélie Joannidès, 18 ans
Don Quichotte,
Rudolf Noureev d’après Marius Petipa, Acte II, scène de la Vision, Kitri/Dulcinée

Lucie Mateci, 29 ans
Giselle
, Mats Ek, Acte II, variation de Giselle

Sophie Mayoux, 19 ans
Suite en Blanc
, Serge Lifar, La sérénade

Sofia Parcen, 32 ans
Notre-Dame de Paris
, Roland Petit, Acte I variation d’Esmeralda

Ninon Raux, 28 ans
Giselle
, Mats Ek, acte I variation de Giselle

 

  • Coryphées passage à 13h30

Variation imposée : Apollon, Balanchine, variation de Polymnie

Nombre de poste(s) à pourvoir : 3 postes de sujets

Classement et promotion :

1. Silvia Saint-Martin, promue

2. Lucie Clément, promue

3. Caroline Robert, promue

4. Eléonore Guérineau

5. Charlotte Ranson

6. Aubane Philbert

 

Les impressions du petit rat : La variation imposée était courte, ce qui est plutôt agréable en concours, quand on la voit plusieurs fois de suite. Balanchine est toujours un exercice difficile, les danseurs de l’Opéra étant souvent mal formés à ce style si particulier. Outre la difficulté technique, la danseuse doit danser avec un doigt levé pendant toute la variation. Si pour certaines, cela ne pose pas problème, pour d’autre elles sont embarrassées d’avoir ce coude plié et ce doigt levé. Eléonore Guérineau est celle qui ressort de toute évidence. Au-dessus de toutes ses camarades techniquement, elle propose une interprétation très personnelle, qui montre sa compréhension du rôle. Sylvia Saint-Martin est ensuite celle qui s’impose. Son travail est très propre, elle s’est parfaitement appropriée le style balanchinien. Ce n’est pas tellement le cas de Charlotte Ranson, qui malgré quelques appuis fragiles, fait une prestation honorable. Fanny Gorse me semble bien en dessous de son niveau, surtout quand je repense à ce qu’elle avait proposé l’an passé. Laurène Lévy fait quelques petites erreurs techniques mais son interprétation est remarquable. Aubane Philbert propose quant à elle quelque chose de très propre, mais il manque un petit quelque chose, comme si elle n’osait pas prendre un risque. Lucie Clément danse de façon inégale, si le début est prenant, la fin se délite peu à peu.

Pour les variations libres, une fois encore Eléonore Guérineau est au dessus du lot. Il n’y a rien à redire sur son passage qui m’a laissée sans voix. Sylvia Saint-Martin donne le bon ton à son Esmeralda. Elle dose la séduction et le mystère avec intelligence et mis à part, une erreur technique, le reste est impeccable. Pauline Verdusen est une jolie ballerine mais elle manque de brillance, de surprise. Lucie Clément choisit l’humour de Béjart pour séduire le public et cela marche plutôt bien, on en oublie les approximations techniques face à son interprétation juste. Je ne suis pas convaincue par la Nikiya de Laure-Adélaïde Boucaud, je n’adhère pas à cette tristesse faussement jouée. Laurène Lévy use d’un large sourire et de son enthousiasme pour mettre un brin de légèreté dans cette compétition tendue. Aubane Philbert s’est choisi une variation trop difficile, même si elle s’en sort plutôt bien, je ne crois pas que cela mette toutes ses belles qualités en valeur. Charlotte Ranson à l’inverse s’est pris le rôle sur mesure, mais rencontre quelques difficultés. Fanny Gorse semble de nouveau tendue, on voit ses qualités mais c’est parfois un peu raide.

Je ne suis pas d’accord avec le classement. Si Saint-Martin mérite de passer, Guérineau devrait être première. Laurène Lévy n’est même pas classée, alors que Caroline Robert m’a laissé de marbre lors de ses deux passages.

Mon classement sur Twitter : Guérineau, Saint-Martin, Lévy, Ranson, Gorse

Silvia Saint-Martin, 20 ans
Notre-Dame de Paris
, Roland Petit, Acte I variation d’Esmeralda

Pauline Verdusen, 28 ans
Les enfants du Paradis
, José Martinez, variation de la Ballerine

Laure-Adélaïde Boucaud, 22 ans
La Bayadère
, Rudolf Noureev d’après Marius Petipa, Acte II,variation de Nikiya

Lucie Clément, 36 ans
AREPO
, Maurice Béjart

Fanny Gorse, 23 ans
Suite en Blanc
, Serge Lifar, variation de La Sérénade.

Eléonore Guérineau, 23 ans
Diane et Actéon
, Agrippina Vaganova

Laurène Levy, 26 ans
The Four Seasons
, Jerome Robbins, variation du printemps

Aubane Philbert, 22 ans
Raymonda
, Rudolf Noureev d’après Marius Petipa, Acte II,variation d’Henriette

Charlotte Ranson, 26 ans
Roméo et Juliette,
Rudolf Noureev, Acte I variation du bal

Caroline Robert, 29 ans
Carmen
, Roland Petit, variation de la chambre.

  • Sujets, passage à 15h10

Variation imposée : Suite en Blanc, Serge Lifar, variation de la cigarette

Nombre de poste(s) à pourvoir : 1 poste de première danseuse

Classement et promotion :

1. Alice Renavand, promue

2. Amandine Albisson

3. Héloïse Bourdon

4. Aurélia Bellet

5. Charline Giezendanner

6. Laura Hecquet

 

Les impressions du petit rat : La classe des sujets, si attendue, celle qui dont on n’avait pas réussi à départager les candidates l’an passé. Cette année, on voulait une première danseuse ! Et je vous le dis tout de suite je suis ravie! J’adore Alice Renavand, je trouve que c’est une superbe artiste. On peut dire ce que l’on veut, dire que son compagnon était dans le jury, pour moi c’est elle qui s’impose avec évidence. Tant dans l’imposée, que dans sa libre, elle a calmé toutes les mauvaises langues qui disaient que c’était seulement une danseuse contemporaine. Sa Kitri était impeccable et le public a eu le souffle coupé. Faire la diagonale des pirouettes avec des cinquièmes impeccables, ne jamais lâcher son personnage espagnol, vraiment ce fut un beau final !

Ce sentiment de joie s’est assombri à la vue du classement. En effet, deux grosses incompréhensions. Si pour moi Renavand s’imposait, deux danseuses ont proposé quelque chose de très personnel, d’engagé, de techniquement impeccable et manquent à l’appel : Sarah Kora Dayanova et Mathilde Froustey. Kora a proposé une cigarette avec beaucoup de personnalité, pleine de nuances. Elle dansait comme au milieu d’un nuage de fumée agréable. Mathilde quant à elle était très affirmée et engagée dans sa danse. Elle impose son style. Si on peut penser que cette dernière a fait un mauvais choix pour sa variation libre (on l’a trop vue dans cette variation, c’est un choix facile), pour Dayanova, c’est l’incompréhension. Sa Carmen est sensuelle, mutine et dominatrice. Elle tape des pieds avec rythme et danse avec caractère. Quand à la danse, il n’y a rien à ajouter. La jeune ballerine avait déjà eu la malchance de n’être nommée dans aucun rôle depuis la rentrée (contrairement à la majorité des sujets), voilà que son talent et son travail ne sont pas récompensés.

Héloïse Bourdon a fait beaucoup de petites erreurs dans la variation imposée, comme si elle bégayait des pieds. Je n’ai pas adhéré à son interprétation de l’Ombre, je lui ai
préféré celle de Valentine Colasante. Charline Giezendanner propose dans ses deux variations quelque chose d’honorable mais parfois un peu trop scolaire. Elle ne
m’a mise aucune claque dans Raymonda, et on aurait aimé qu’elle prenne plus de risque. Laura Hecquet danse toujours avec autant de propreté mais je ne suis pas touchée et par son choix de libre, et par l’interprétation qu’elle propose. Amandine Albisson est une danseuse que j’apprécie beaucoup, mais je trouve qu’aujourdhui elle est en dessous de son niveau. J’ai l’impression que le stress a eu raison d’elle.

En résumé une première place méritée, mais la suite est un incompréhension totale. Je sais bien que les notes ne sont pas attribuées que par les prestations au concours, mais
tout de même ! je porte des lunettes, mais je crois que certains membres du jury auraient mieux fait d’en porter aujourd’hui…

Mon classement sur Twitter : Renavand, Dayanova, Froustey, Hecquet, Albisson.

Amandine Albisson, 22 ans
Carmen
, Roland Petit, variation de la Taverne

Aurélia Bellet, 31 ans
Notre-Dame de Paris
, Roland Petit, Acte I variation d’Esmeralda

Marie-Solène Boulet, 34 ans
Other Dances,
Jerome Robbins, 2ème variation

Héloïse Bourdon, 20 ans
Les Mirages
, Serge Lifar, variation de l’ombre

Valentine Colasante, 22 ans
Les Mirages
, Serge Lifar, variation de l’ombre

Sarah Kora Dayanova, 27 ans
Carmen
, Roland Petit, variation de la chambre.

Mathilde Froustey, 26 ans
Delibes Suite
, José Martinez

Charline Giezendanner, 27 ans
Raymonda
, Rudolf Noureev d’après Marius Petipa, Acte variation de Raymonda

Laura Hecquet
Other Dances,
Jerome Robbins, 1ère variation

Sabrina Mallem, 31 ans
Notre-Dame de Paris
, Roland Petit, Acte I variation d’Esmeralda

Alice Renavand, 31 ans
Don Quichotte
, Rudolf Noureev d’après Marius Petipa, Acte I, 2ème variation de Kitri

Allez demain place aux garçons ! Bonne chance et bonne nuit à tous !

15 réflexions au sujet de “Concours interne de l’Opéra femmes 2011

  1. Cams says:

    Je suis bien d’accord concernant Miho Fujii. Je l’ai trouvée formidable dans les mirages!

    Je suis également très contente pour Alice Renavand. Ca me semble logique. Mathilde a donné l’impression de ne pas y croire avec cette variation. C’est vraiment dommage.

  2. licorne says:

    Pas seulement les lunettes qui sont à changer. Vous osez parler avec dédain du travail absolument exceptionnel de Amandine, Charline, Laura et de Héloïse, MAGNIFIQUES, pour ne
    porter aux nues que … Kora ! Ca devient grave. Un petit tour obligé chez Afflelou, certes, mais aussi un peu d’objectivité et de respect pour les prestations de la concurrence,
    même si c’est dur à avaler, puisque vous vous permettez aussi… d’écrire !(petit) RAT (parisien)

  3. Audrey says:

    C’est vraiment bizarre cette impression, même si on savait qu’avec tant de belles danseuses pour une place, il y aurait des déceptions… Vraiment très contente pour Alice Renavand, superbe à
    chaque fois que je la vois. Mais Mathilde Froustey… C’est comme ce que j’ai lu autre part, elle est assez bien pour représenter l’Opéra un peu partout, mais jamais pour monter en grade, c’est
    vraiment triste.

    Au final l’année prochaine, s’il y a des places, on aura sensiblement les mêmes personnes sur les rangs, et moins de déceptions j’espère…

  4. X says:

    Je vois qu’il vous manque quelques âges pour les danseuses, je me permets de vous donner ceux que je connais :

    Emma d’Humières: 19 ans

    Amélie Joannidès: 18 ans

    Ninon Raux: 28 ans.

     

    Merci beaucoup pour ces résumés de concours, et pour votre blog en général!

  5. lam says:

    Je lis ces commentaires avec épouvante. Heureusement que les prestations de ces pauvres danseurs de l’ONP sont jugées par des professionnels qui connaissent les variations
    !           Bien sûr que les blogeurs ont un feeling , mais de là à affirmer que tel ou telle n’est ou n’est pas dans le personnage !!! Quelle
    prétention et quelle méconnaissance de la danse . Et je pense etre bien placé pour savoir de quoi je parle. Il faut arrêter ce massacre. 

  6. Pink Lady says:

    @Iam : Vous est-il venu à l’idée que la blogueuse en question pouvait avoir la compétence pour juger de la prestation d’un danseur en matière théâtrale ?

    Quand le public est unanime sur la prestation d’un danseur est que lesdits professionnels le mettent systématiquement au placard pour des raisons proches du conflit d’intérêt, on est en droit de
    se poser des questions, et notamment celle-là : les danseurs dansent-ils pour leurs pairs ou pour le public ?

    Vous serez peut-être surpris de l’apprendre, mais c’est une évidence : les critiques de spectacle et les blogueurs assistent en général à beaucoup plus de représentations que les professionnels
    du métier, tout simplement parce que les professionnels travaillent toujours avec la même compagnie tandis que les premiers passent leurs soirées dans des théâtre et opéras de tous horizons. Si
    les professionnels ont la technique, les blogueurs ont donc pour eux la culture légitime pour juger de la qualité d’une prestation.

    Et quand en plus ils prennent la peine de nuancer leurs opinions et de prouver leur bonne foi en parlant d’artistes qu’ils apprécient et qu’ils respectent, de quoi vous plaignez-vous ? A-t-on
    idée de venir insulter des gens qui ne vous parlent que de leur amour pour un art – sans tous ces pretentieux et ignorants spectateurs qu’on appelle un public, à quoi serviraient les
    professionnels ?

  7. Fab says:

    Je suis également étonnée par la réaction virulente de Iam. Il me semble qu’il n’y a rien d’irrespectueux pour les artistes dans ce compte rendu, ni d’illégitime d’ailleurs. Il exprime le
    sentiment et les observations bien évidemment subjectives d’une personne qui aime la danse et les danseurs (euses) et qui connaît très bien ce domaine. Il suffit d’aller sur les forums de
    danse pour voir combien la diversité des avis des non-professionnels est justement ce qui fait tout l’intérêt des comptes rendus des spectacles. S’y expriment toutes les différences de
    perception, de ressenti qu’une même prestation peut créer chez les spectateurs. Bref, et cette fois-ci objectivement, j’ai du mal à voir où il y a « prétention » et « massacre ».

  8. lam says:

    Charline… trop scolaire! Laura…pas touchée! Amandine en dessous ! Héloïse … bégaye des pieds !trop d’esmeralda ..tue esmeralda? pour Sabrina !… ce n’est pas un « massacre » pour identifier
    des artistes qui ont fait vibrer l’Opéra par leurs prestations exceptionnelles ? Cette « incompréhension totale »précisément du classement par un jury compétent et professionnel(qui connait son
    travail et les variations) ne devrait -il pas faire réfléchir ce rat, puisqu’il se pseudoïse ainsi, à ses capacités à juger un danseur et inonder son blog de propos plus que dédaigneux,
    au prétexte qu’il voit de nombreux spectacles ce qui lui donnerait de la légitimité .La culture légitime est tolérable si elle impartiale et ne rejette pas tout ce qui bouge au profit
    de quelques malheureux, dont on encense le génie incompris depuis des lunes. Oui il y a « prétention » et le problème n’est pas effectivement d’être professionnel où non, mais d’être
    objectif et honnête. Ce n’est pas le cas. Si il a du respect pour les artistes comme on s’en vante, c’est le moment de le montrer. Je comprends que ça ne vous fasse pas très
    plaisir d’être critiqués à votre tour, mais songez cinq minutes à ce que vous balancez à longueur de temps sur les uns et les autres…. mine de rien !

  9. Pink Lady says:

    @Iam : J’ai commencé à vous reprendre point par point… et puis j’ai préféré arrêter devant tant de mauvaise foi. Vous êtes sur une pente glissante, quand on ne veut qu’insulter, détruire, tous
    les coups sont en effet permis, et plus nous resterons calmes et honnêtes, plus vous vous exciterez et mentirez. Un seul conseil : lisez tous les mots, pas seulement ceux qui confortent vos
    préjugés. (Ah… vous avez peut-être mieux à faire qu’aller au bout des phrases ; dans ce cas ne perdez pas votre temps en commentaires.)

    Si vous saviez comment les artistes s’autocritiquent, eux-mêmes et les uns les autres, nos propres impressions vous sembleraient des pécadilles (mais, pardon, si vous êtes si « bien placé » vous
    devez déjà le savoir).

    Le jury peut être aussi compétent et professionnel que possible, cela n’empêche pas les conflits d’intérêt, qui font la pluie et le beau temps ici. Imaginez-vous être compétent pour juger du
    talent de l’un de vos pairs, que vous connaissez depuis l’enfance et que vous cotoyerez quotidiennement tout au long de votre carrière, sachant que vous devrez vous partager le mêmes promotions,
    les mêmes primes, l’un aux dépens de l’autre ? La compétence et l’impartialité sont deux choses très différentes.

    Plutôt que d’insulter, dans le confort de votre anonymat, des personnes qui font bien plus que vous pour faire vivre cet art, en le transmettant par les mots à tous ceux qui n’étaient pas
    présents dans l’instant, en y consacrant du temps quotidiennement (oui, bien sûr, il est serait sans doute plus respectueux de ne rien dire, d’ignorer les artistes comme s’ils ne valaient pas la
    peine qu’on parle d’eux, ou pire, de les encenser unanimement sans tenir compte de leurs singularités) vous feriez mieux de ravaler votre mépris et de faire face à vos propres incohérences.
    Comment demander de l’objectivité à un blogueur, un être humain qui vous avoue d’emblée n’être en mesure de ne partager que ses émotions ? La critique est constructive, vous, vous ne cherchez
    qu’à détruire.

  10. lam says:

    Je ne suis ni dans l’insulte, ni dans la destruction en demandant à quelqu’un de réfléchir et je vous invite au calme. Je ne mens en rien. Je reprends juste des extraits de la littérature du rat
    qui me déplaisent et que je trouve inappropriées au travail de certains candidats au concours de promotion. Je comprends mal votre propre excitation à la relecture de ces commentaires sur
    eux, qui ne sont pas de moi, chère Pink Lady, mais du rat, plutôt mal inspiré pour la circonstance. Si je vous ai choqué,en revanche, par une certaine virulence, je vous prie de bien vouloir m’en
    excuser. D’ailleurs je vous dis bonsoir et je préfère aller dormir que d’essayer de convaincre… tout cela devient fatiguant et effectivement j’ai sûrement mieux à faire.

  11. Pink Lady says:

    @Iam : Si vous voulez inciter quelqu’un à réfléchir, un conseil, évitez de commencer par parler de « massacre », cela coupe court à la réflexion. Ensuite si ça peut vous rassurer, chaque article de
    ce blog a été soumis aux doutes (nombreux) de la blogueuse, qui respecte bien plus que vous ne paraissez le croire les sensibilités des artistes qu’elle mentionne.

    Vous mentez par omission en citant quelques mots détachés de leur contexte, par exemple un bout de phrase négatif en « oubliant » délibérément l’autre bout de la phrase qui était positif, et en
    picorant des miettes de texte critiques alors que l’article est rempli d’éloges sur la grande majorité des danseurs, et pas seulement quelques élues.

    Ensuite, je préfère ne pas savoir ce que vous entendez par insulte si traiter quelqu’un de « rat » n’est pas une. Le pseudo de la blogueuse est « le petit rat », la connotation est toute différente,
    vous le savez aussi bien que moi, inutile de jouer les imbéciles. La prochaine fois en effet abstenez-vous ou trouvez une façon plus constructive de dire les choses, les réponses que vous
    obtiendrez seront sans doute plus satisfaisantes.

  12. lame says:

    A moins d’avoir été connue au Crasy Horse dans les années 60, @Pink Lady n’est pas vraiment autre chose qu’un planque anonyme. Bien sûr que je suis constructif en dénoncant des abus de
    langages pour disqualifier un travail artistique par ailleurs plébicité par un jury qui lui, a une légitimité.  Mais vous n’aimez pas la contradiction parceque vous
    êtes prétentieuse et que vous trouvez certainement un intérêt à soutenir votre complice, le rat. « Petit » ? ( je n’en suis pas sûr ) je pencherais plutôt pour « gros », comme son
    hypocrisie, où « sclérosé ». Précisément quand il balance des horreurs après avoir passé de la pommade quant au- merveilleux talents- de ceux là même qu’il enfonce. Depuis quand un blog n’est
    pas une tribune où on peut s’exprimer librement sans être toisé et méprisé quand on est d’un autre bord. Vous vous prenez pour qui exactement. J’espère en tous cas que ces pauvres
    danseurs que vous dites aimer, défendre et même « construire » par vos « textes »ont autre chose à faire que de vous lire et qu’ils ne tombent pas sur vos tristes commentaires, parceque là , il y à
    vraiment de quoi aller …. vous rejoindre au Crasy, pour ne pas en pleurer. Vous parliez d’humour.. et bien là, pour le cas, j’espère que vous allez en faire preuve. Et puis pour conclure,
    moi je m’en fout que votre propos ait cent ans, j’ai juste honte pour ces jeunes gens et jeunes filles qui se présentent à un concours et qui se font défoncer de la sorte parce type
    de bouillie verbale, à l’opposée d’une analyse constructive de leur travail. C’est inadmissible et je peux continuer….!

  13. lame says:

    Vous avez un certain panache face aux difficultés, mais je ne suis toujours pas convaincu par la réelle sincérité de vos arguments. Peut être aussi que trop de critique .. tue la critique
    ! En tous cas, l’objectivité. De toute façon, le mal est fait et il est trop tard. Vous vous êtes privée, de mon point de vue, d’une occasion de vibrer librement et sans parti pris
    aux magnifiques interprètations de Amandine, Charline, Laura, Héloïse et Sabrina, en écorchant leur travail, pour tenter de valoriser mieux d’autres candidates qui ne méritaient pas de
    tels débordement élogieux ,en contrepoint . C’est pervers @petit rat ! la censure est perverse et discriminatoire. Puisque vous êtes une émule de Marcel Schneider, ne vous enfermez
    pas et gardez, comme lui le goût de l »enchantement » et du « bagage » en restant à l’écart des modes et des courants. Meilleure continuation et bonne chance pour votre blog. 

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