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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 10:31
- Par Le petit rat

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Accueillis avec bienveillance par le directeur du club de l'étoile, nous sommes peu nombreux dans la salle, alors que pourtant, c'est celle avec le meilleur écran qu'on puisse trouver dans Paris. Je suis ravie que l'on puisse désormais voir le NDT en live en France, car c'est une des compagnies que j'affectionne le plus. L'an prochain, quatre soirées seront retransmises. A vos agendas je vous les ai mises en bas de la chronique.

  • Left Right Left Right - chorégraphié par Alexander Ekman

 On commence avec cette création un peu particulière qui peut se danser en salle, mais que les danseurs ont aussi expérimentée dans la rue. Le principe est simple, on marche. Sauf que pour marcher sur scène les danseurs sont installés sur des tapis de marche. Ils marchent, puis bougent les bras, puis sautent sur ces tapis, tournent. La musique est rythmée par les voix des danseurs qui parlent, avec beaucoup d'humour, de cette expérience chorégraphique. Une autre voix commente les pensées du spectateurs, de l'interrogation que l'on a quand on se retrouve devant du spectacle vivant, sur le fait d'être là, à ce moment là pour voir ce spectacle là. On rit, et on se régale devant cette chorégraphie pleine de peps. Danseurs impeccables, lumières fabuleuses comme toujours dans cette compagnie, la soirée commence bien !

 

 

 

  • Silent Screen - chorégraphié par Sol León et Paul Lightfoot

Dans cette pièce, on est plongé dans une atmosphère complètement différente. Un écran en fond, en noir et blanc, avec la mer. Trois personnages qui regardent vers l'horizon. Un se met à marcher. Les deux autres restent et finissent par se retourner vers nous. Le décor change sur l'écran, on se retrouve dans une forêt enneigée. Les danseurs entrent dans une chorégraphie où les mouvements sont très étirés avec une certaine violence. Ça s'étire et puis cela se crispe, cela se referme d'un coup. Les visages sont un des enjeux majeurs de la pièce. Les chorégraphes se sont inspirés de films muets, qui sont pour eux ceux où on pouvait voir les meilleurs comédiens, puisqu'ils n'avaient rien d'autre que leur corps pour s'exprimer. Ici, les visages sont torturés, ils crient, puis s'apaisent à la vue d'une petite fille sur le chemin enneigé. On zoome sur son visage. C'est assez troublant cet écran il est d'une belle qualité, le réel et l'imaginaire se mêlent. On est emporté dans un tourbillon, on se retrouve dans une chambre, comme dans une maison de poupées où les ombres défilent devant les fenêtres. Toutes les images redéfilent à l'envers comme dans un mauvais rêve. Dans l'espace de quelques secondes, le décor change, on passe à un fond noir, sur tapis de sol blanc. Les duo/solo/trio s'enchaînent avec une certaine cohérence dans le langage chorégraphique. Il y a toujours ces étirements, contractions, auxquels se rajoute un rythme plus rapide, et puis des sauts jetés attitude. Des éléments sont plus violents, les jambes sont jetées, les bras sont rigides, tandis que certains portés apaisent, avec des lignes plus douces. Je tombe littéralement sous le charme de Medhi Walerski. Quel grâce ce danseur !

Autre moment très puissant du ballet, une femme sort de la fosse d'orchestre avec une robe qui envahit toute la scène. J'adore ce type d'effet avec les matières. Nos deux personnages du départ reviennent, l'écran réapparaît, on trouve presque une forme d'apaisement.

La musique de Glasspieces, totalement envoûtante, parfait cet univers très onirique. Avec une précision du mouvement, le couple de chorégraphes parvient à nous plonger dans le flou du rêve. On ne sait pas combien de temps cela a duré, dans quel ordre cela s'est passé, mais on a passé un très beau moment. La réalisation vidéo est impressionnante, même si parfois il y a un peu trop de gros plans à mon goût. On a envie d'une vue plus globale quand on découvre une pièce.

 

 

 

  • Secus - chorégraphié par Ohad Naharin

Secus est le volet d'un triptyque et est pour la première fois présenté seul. Une quinzaine de danseurs, habillés de couleurs bougent sur des musiques moins rythmées. Si il faut montrer une belle technique pour danser cette pièce, je suis moins emballée. Le chorégraphe travaille beaucoup sur la symétrie ou le miroir. Ce n'est pas inintéressant mais parfois un peu lassant. La fin de la pièce me semble plus intéressante avec des colonnes de danseurs se succédant dans des exhibitions de leurs corps ou des démonstrations techniques, comme dans une caricature sur ce que peut être la danse dans le regard du spectateur.

 

 

 

  • Shine a light  - chorégraphié par Sol Léon et Paul Lightfoot

J'ai beaucoup aimé cette dernière pièce. L'atmosphère encore plus onirique que Silent Screen m'a à la fois dérangée et émerveillée. Les lumières savamment travaillées dans un blanc mousseux laissent découvrir un personnage étrange aux cheveux longs et gris, perché sur des chaussures compensées blanches. Tête en bas, il intrigue, il est en toile de fond et reste dans votre regard pendant toute la pièce. Une jeune femme entre, on a bizarrement l'impression d'être dans un remake d'Artifact. Chorégraphiquement c'est complètement différent, certes, mais les voix des quatre soldats totalement oppressantes résonnent dans ma tête comme les Step outside, step inside, will you remember... des personnages se succèdent dans un cet univers complètement fou avec un langage chorégraphique très fluide. Des tours très planés suivent des ondulations dans les lignes du corps. Les quatre personnages "soldats" sont comme une force pressante, comme si il fallait que tout cela se finisse autrement.Ils tranchent avec une danse plus violente, plus rigide, dans un rythme différent des autres personnages.

Rêve ou cauchemar, chacun peut en décider. Les figures qui y apparaissent sont plutôt universelles. On quitte ce rêve comme on l'a commencé, avec ce personnage lunaire aux cheveux longs. Un voyage qui reste en tête jusqu'à ce qu'on retombe au pays des rêves soi même, quelques heures plus tard.

 

 

 

 

Saison 2012 - 2013

 

Le 15 novembre 2012 : Création de Medhi Walerski/création de Johan Inger/ Sweet Dreams de Kylian/SArabande de Kylian.

 

Le 20 décembre 2012 : soirée Sol Léon et Paul Lightfoot : Shoot the Moon/ Same Difference / Sh-Boom

 

Le 7 février 2013 : soirée avec Crystal Pite

 

Le 30 mai 2013 : Création d'Alexandre Ekman / Création de Sharon Eyal et Gai Behar / Studio 2 de sol Léon et Paul Lightfoot / Dream Play de Johan Inger.

 

Plus d'infos sur le site de Pathé Live

Souvent des places sont à gagner sur le site du Magazine Danser et sur le facebook de Pathé Live.

Publié dans : Cinéma, expositions à voir, à faire - Communauté : Spectacle vivant
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 07:23
- Par Le petit rat

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© Deyan Parouchev Photography

 

Je prends de plus en plus de retard sur ce blog ! Je suis allée voir Kabuki par le Tokyo Ballet et je n'ai pas du tout aimé... J'espère avoir le temps de vous raconter cette soirée pleine d'ennui.

Cette semaine j'espère avoir le temps d'aller voir L'art de la fugue, si je n'ai pas trop de boulot. Jeudi je vais voir le NDT au cinéma, c'est à mon avis, quelque chose à ne pas manquer. J'aimerais bien avoir le temps d'aller un Roland Garros, mais je crois que c'est voeu pieux.

  • Les sorties de la semaine

 

Au théâtre de la ville, il y a une création de la compagnie Peeping Tom, A louer, qui se joue du 29 mai au 2 juin. A Louer est une expérience qui raconte comment les choses nous échappent, comment l'éphémère s'introduit dans notre existence, la bouscule car on croit posséder les choses, les sentiments, mais en fait non tout nous échappent, tout est à louer. Dans un décor d'appartement, les personnages évoluent avec cette fragilité qui les habite.

Le site de la compagnie Peeping Tom

Pour plus d'infos et réserver, le site du théâtre de la ville.

 

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***

Au théâtre de l'Odéon se joue depuis une bonne semaine et ce jusqu'au 24 juin, la pièce Mlle Julie de Strinberg avec en guest-star Juliette Binoche. C'est une pièce que j'aime beaucoup pour ma part. Conversations nocturnes entre Julie et son valet Jean, la tension monte, la séduction aussi et les frontières se brouillent. J'irai pour ma part voir la pièce à l'Odéon à Marseille en juin. 

 

Plus d'infos et réservations sur le site de l'Odéon

 

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© Christophe Raynaud de Lage

 

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Ce week end on peut aller à Saint Maur voir le Gala Karl Paquette. On y verra danser Karl Paquette, Héloïse Bourdon, Fabien Révillion,  Aurelia Bellet, Pierre-Arthur Raveau, Laure Muret, Simon Valastro, Marine Ganio, Axel Ibot, et Marion Barbeau. Ils danseront des extraits du répertoire, des grand pas de deux, comme ceux de Don Quichotte, de Raymonda, de La Belle. 

 

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Sortie cinéma, cela se passe dans les cinémas Gaumont Pathé et associés, jeudi 31 mai pour voir le Nederlands Dans Theater. Pour ma part, j'y vais jeudi soir au club de l'étoile. Merci à V*** pour la place ! Au programme :

  • Left Right Left Right - chorégraphié par Alexander Ekman
  • Silent Screen - chorégraphié par Sol León et Paul Lightfoot 
  • Secus - chorégraphié par Ohad Naharin
  • Shine a light (une première mondiale) - chorégraphié par Sol Léon et Paul Lightfoot

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  • Le prix de la semaine : Les Benois de la danse

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Meilleure danseuse : Alina Cocajaru (Royal Ballet)

Meilleur danseur : Matthias Heyman dans La Source et Carsten Jung (Ballet de Hambourg).

Meilleur chorégraphe : Lar Lubovitch pour le ballet Liliom, monté par Neumeier à Hambourg.

Meilleure musique : Michel Legrand pour le ballet Liliom

 

Les Lauréats sur La Voix de la Russie

 

  • En vrac

Polina Semoniova rejoint la troupe de l'American Ballet Theater.

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Que reste t-il après Pina ? Laura Cappelle nous l'explique dans le Financial Time.

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Danses avec la plume vous décrypte la Saison 2012-2013 du ballet du Capitole.

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Photos et interview de Zakharova dans Vogue.

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L'opéra de Paris a été condamné pour harcèlement moral contre une employée. C'est à lire dans L'express et dans Le Figaro.

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Philippe Noisette fait le tour des festivals de l'été ici.

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  • Bonus vidéo

Sarah Kora Dayanova et Yannick Bittencourt dans Cendrillon.

 

Publié dans : Agenda, les rendez vous à ne pas manquer - Communauté : Communauté des danseurs
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